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Saint-Jean-sur-Richelieu : Loud et Cœur de pirate clôturent l’International de montgolfières

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SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU | «Fallait y aller», au concert de Loud et Cœur de pirate, qui clôturait la 36e édition de l’International de montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu, dimanche soir.

La soirée était humide, mais belle. Cœur de pirate vivait son baptême de la fête des ballons et mettait la table pour le passage de son pote Loud, qui ne montait sur scène pour rapper qu’à l’heure tardive de 21 h 45.

Homme de tous les succès par les temps qui courent, Loud, de son vrai nom Simon Cliche Trudeau, s’est amené avec la dégaine nonchalante qu’impose son statut de vedette de l’heure, au pas de course, en détachant chaque ver de «Nouveaux riches».

Casquette par en arrière, il a gesticulé des bras abondamment comme le commande son style, sous les cris de joie d’une foule qui l’espérait vivement.

Avant «Hell, What a View», il a questionné en hurlant : «Saint-Jean-sur-Richelieu, vous êtes là, ou quoi?». La réponse, bruyante, fut sans équivoque.

Au moment d’écrire ces lignes, l’artiste entamait son tube du moment, «Fallait y aller», et Cœur de pirate devait encore le rejoindre pour leur tandem «Dans la nuit».

L’incontournable «Toutes les femmes savent danser» devait arriver plus tard, au milieu d’autres titres des albums «Une année record» (2017) et «Tout ça pour ça» (2019), et du EP «New Phone» (2017).

Post-rupture

Plus tôt, le site du festival se remplissait encore peu à peu quand Cœur de pirate a fait son entrée, souveraine dans sa courte robe noire, virevoltant à travers les instruments de ses musiciens au rythme de percussions, puis sur «Combustible», sa pièce d’introduction.

Étrange choix de programme pour un spectacle de festival à teneur familiale comme celui de Saint-Jean-sur-Richelieu : Béatrice Martin avait opté pour une série de morceaux mélancoliques et pas particulièrement connus du grand public – du moins, hors de son bassin d’admirateurs fidèles – pour amorcer sa prestation. Laquelle s’est avérée par ailleurs magnifique à regarder, devant son rideau scintillant très «glam», dans un jeu de sabres d’éclairages multicolores.

«Je veux rentrer», «Les amours dévoués», «Malade», «Francis» : c’était tranquille, presque trop, et l’auteure-compositrice-interprète l’a même mentionné elle-même à mi-parcours, en s’enquérant de l’énergie du parterre, qui se faisait, sans surprise, un peu alanguie.

«J’enchaine un peu des chansons tristes, alors je vérifie si tout va bien, pour ne pas être trop déprimée (...) Je vous rassure, ça devient un peu plus joyeux dans pas trop longtemps», a-t-elle assuré.

Ce n’est qu’après «Place de la République» que l’invitée a eu droit à une clameur d’approbation digne de ce nom. «Vous pouvez marmonner, parce que c’est un peu ça que je fais, de toute façon», a-t-elle attesté, avant d’enchaîner avec sa toute première carte de visite remontant à 2008, «Comme des enfants».

Sont ultérieurement venues les «Adieu», «Crier tout bas», «Oublie-moi» et «Prémonition» qu’on attendait impatiemment. Au rappel, la récente offrande «Ne m’appelle pas» revêtait une importance significative pour Cœur de pirate.

«Je viens de me faire sacrer là», a-t-elle confié, avant de dédier le texte à tous les endeuillés de l’amour et des relations toxiques.