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Sonia Potvin sur les traces de son père Claude

Sonia Potvin sur les traces de son père Claude
Photo Agence QMI, STEVE MADDEN

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En tant que fille du célèbre Claude Potvin, fondateur des 4 Chevalier O’Keefe, Sonia Potvin baigne dans le baseball depuis sa plus tendre enfance. Ce dimanche, Sonia faisait partie de l’équipe des All-Stars qui affrontaient les anciens Expos de Montréal, au parc Jarry, tout près de l’ancien domicile du club.

«Me retrouver sur un terrain de balle, c’est toute ma vie. Je dis toujours que c’est pas des globules blancs que j’ai dans les veines, mais des mini-balles de softball», déclare la joueuse.

Peu importe la victoire ou la défaite, Sonia Potvin est comblée d’avoir pu partager le terrain avec d’anciens joueurs des Expos. «On n’a pas une super fiche, c’est vrai, mais on s’en fout parce que juste d’être avec les anciens joueurs et de jouer pour la bonne cause, c’est une victoire en soi.»

Des souvenirs de son père

À aujourd’hui 46 ans, Sonia dispute régulièrement des parties de softball. Son père Claude, connu pour avoir fondé le club de softball des 4 Chevaliers en 1965, est décédé à l’âge de 69 ans, en 2009. Mêlant performance sur le terrain et humour et affrontant des équipes d’un peu partout à travers le Québec, Claude et ses Chevaliers étaient quasi imbattables.

«Aujourd’hui, j’ai la chance d’affronter Claude Raymond et Stéphane Richer [l’ancien joueur du Canadien de Montréal] qui ont disputé des matchs contre mon père dans le temps, mentionne-t-elle. J’ai des tonnes d’archives, des tonnes de photos et de vidéos de lui quand il jouait au softball.»

Puisqu’à l’époque Claude jouait entre les programmes doubles des Expos, la toute jeune Sonia a eu la chance d’observer son père fouler le même terrain que les joueurs professionnels. Celle-ci a souvent été témoin de l’humour de son père, dont elle a hérité.

«Mon père écœurait souvent les policiers aux parties de balle. Il sortait une blague comme : “qu’est-ce que veulent dire les deux lumières rouges sur les autos de police? Que les deux poulets sont cuits dans le four micro-ondes.” Bref, une fois, pour se venger, les policiers ont menotté mon père au grillage derrière le marbre, mais ils avaient oublié la clé au poste...», raconte-t-elle.

Sonia croit plus que jamais à un retour des Expos à Montréal, et ce, peu importe l’emplacement d’un futur stade. «Tant qu’on a une équipe, peu importe à quel endroit, moi je vais être contente. J’essaierais d’assister au plus de matchs possible, c’est certain. L’emplacement qu’ils ont sélectionné est très bon, ça ferait un beau stade, mais on souhaite juste qu’ils reviennent.»