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Les inspirations d’Anthony Calvillo

Les inspirations d’Anthony Calvillo
Photo d'archives Agence QMI, TOMA ICZKOVITS

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Vendredi soir, les Carabins de l’Université de Montréal amorceront leur campagne 2019 contre les Stingers de Concordia. Il s’agira également du baptême de feu d’Anthony Calvillo comme entraîneur dans le circuit universitaire canadien.

Celui qui a rejoint la troupe de Danny Maciocia, en décembre, à titre d’entraîneur des quarts-arrière est impatient de faire ses débuts.

«J’ai hâte au premier match, mais j’ai surtout hâte de voir nos efforts porter fruit», a indiqué Calvillo lors d’un entretien téléphonique.

Des efforts, l’homme de 46 ans en a fait plus que le client en demandait, lui qui ne compte pas les heures passées dans les installations du CEPSUM depuis son embauche.

«J’adore mon travail. Je rentre tôt le matin et je pars tard le soir. C’est très important de mettre beaucoup de temps dans notre boulot d’entraîneur.»

«C’est quelque chose que j’ai appris de Marc Trestman. Il était toujours dans son bureau et il me disait: "je fais ça pour vous, les joueurs. Je mets tout ce temps pour gagner des premiers jeux, afin que vous restiez sur le terrain le plus longtemps possible". J’ai exactement la même approche», a indiqué Calvillo.

Don Matthews aussi

L’ancien quart-arrière des Alouettes de Montréal ne s’inspire pas uniquement de celui qui l’a dirigé de 2008 à 2012. Il a aussi emprunté une page du livre de Don Matthews, qui a été le pilote des Moineaux de 2002 à 2006.

«Ce que je retiens de Don Matthews, c’est l’importance d’être flexible avec des athlètes», a expliqué l’Américain qui a aussi été entraîneur dans la Ligue canadienne de football avec les Alouettes (2015-2017) et les Argonauts de Toronto (2018).

«Les entraîneurs de la vieille école, qui ne font qu’à leur tête et qui ne s’adaptent pas aux athlètes qu’ils ont devant eux, ça n’existe presque plus.»

Calvillo a d’ailleurs révélé qu’il s’agissait d’un certain défi pour lui, considérant qu’il a été si longtemps sur les terrains de football comme joueur.

«Que ce soit avec les joueurs professionnels ou les étudiants-athlètes, mon défi a toujours été de mettre à leur place. Plus précisément, je ne dois pas essayer de voir ce qui se passe sur le terrain avec mes yeux, mais avec ceux des jeunes joueurs.»

«J’ai joué au poste de quart-arrière pendant plus de vingt ans. Je ne peux donc pas demander à ces pivots de faire ce que moi j’aurais fait sur le terrain, a-t-il ajouté. Je ne veux pas trop leur en demander, mais être en mesure de tirer le meilleur d’eux.»