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L’humour québécois inspire jusqu’en Israël

Un promoteur de Tel-Aviv veut glaner plusieurs éléments développés par le ComediHa! Fest Québec

Emmanuel Smadja aimerait s’inspirer de divers concepts, dont le Village ComediHa!.
Photo Jean-François Gagné Emmanuel Smadja aimerait s’inspirer de divers concepts, dont le Village ComediHa!.

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L’humour québécois pourrait bien s’exporter jusqu’en Israël. Le fondateur du Tel-Aviv Comedy Club, Emmanuel Smadja, a assisté au ComediHa ! Fest durant les deux dernières semaines pour s’inspirer de la formule du festival, mais aussi sceller une collaboration qui pourrait amener les humoristes québécois à se produire chez lui.

Quelques centaines de milliers de francophones sont installés en Israël, ce qui a poussé Emmanuel Smadja, qui a tenu un café-théâtre à Paris pendant 10 ans, à s’y exiler et y lancer un premier festival d’humour francophone, il y a deux ans.

Il présentera la 3e édition de l’événement en mai prochain. L’an dernier, neuf spectacles figuraient à sa programmation, dont un gala animé par l’humoriste et acteur français Kev Adams. Plus de 3000 personnes ont assisté au festival, le double de la première année.

Emmanuel Smadja veut maintenant faire croître son événement en s’inspirant du ComediHa ! Fest. Il aimerait bien y reproduire les villages colorés, les salles éphémères et les galas télévisés de notre festival d’humour, qui s’est conclu dimanche après 12 jours de festivités, et dont il encense la formule.

« Je n’ai jamais vu quelque chose de cette ampleur, a-t-il confié. Nous n’avons pas encore reçu des Québécois, mais c’est prévu pour la prochaine édition. »

Le ComediHa ! Fest collabore déjà avec le Voo Rire de Liège, Performance d’Acteur, à Cannes, et Morges Sous Rire, en Suisse.

Un marché à exploiter

Il y a un réel marché pour l’humour en Israël, évoque Emmanuel Smadja, qui affirme que les comédie clubs y sont de plus en plus nombreux. La culture humoristique israélienne est très relevée, dit-il, comparant le niveau des humoristes aux stand-up américains.

« L’humour est très libéré. En hébreu, ils se permettent absolument tout. Ils sont au même niveau que les États-Unis et le Canada, où je trouve que l’humour est beaucoup plus libre qu’en France. »

On trouve en Israël beaucoup de spectacles en anglais et en hébreu, mais encore peu en français. « Ça commence, c’est tout nouveau », soutient celui qui croit que l’humour québécois y a sa place.