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Un intérim permanent ?

Un intérim permanent ?
Photo d'archives, Mario Beauregard

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Jadis, les courses à la direction du PQ étaient un exercice auquel tout un chacun voulait avoir participé au moins une fois dans sa vie. Dès qu’un chef du parti mettait le gros orteil en dehors de ses fonctions, les salles privées des St-Hubert de toute la contrée se remplissaient de conspirateurs jaugeant leurs appuis.

Les temps ont bien changé. De vastes portions d’électeurs et de militants sont parties vers QS ou la CAQ, les professionnels préférant la seconde option. Il reste du parti de René Lévesque neuf vaillants députés, presque tous confinés dans l’est du Québec.

Jeune et expérimenté

Ça ne court pas les rues, toutefois, pour prendre la direction. Les perspectives de réélection ont cédé leur place aux prospectives de reconstruction et les idées manquent pour rendre sa pertinence au parti qui a défini la vie politique québécoise des cinquante dernières années. Cette fin de semaine, l’aile jeunesse est arrivée avec une proposition révolutionnaire pour le rénover : qu’on la consulte davantage à l’avenir. Wow...

Rare figure faisant l’unanimité dans le public, Véronique Hivon s’est désistée. Sylvain Gaudreault réfléchit, mais d’aucuns le sentent fatigué. Comme au PLQ, où certains envisagent d’aller chercher en Gaspésie un visage jeune et régional pour relancer le parti, on commence à discuter de la candidature d’Alexis Deschênes, ancien journaliste devenu avocat.

Or, le PQ l’a déjà, son visage jeune et connu, expérimenté en plus. Il s’agit de son chef intérimaire, Pascal Bérubé.

Reconsidérer

Normalement, on prend l’intérim en acceptant (ou en recherchant) la condition de ne pas briguer le leadership. Bérubé, qui ne raffolerait pas de la fonction, le sait trop bien. Il se pourrait toutefois que les événements le poussent à reconsidérer cet aspect.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Éviter une course coûteuse qui soulèvera peu d’intérêt pour plutôt se questionner sur l’identité d’un parti qui a déjà beaucoup donné ? Si tant est que la politique l’intéresse encore, Pascal Bérubé devrait y penser. D’autres personnes ont déjà commencé à le faire pour lui.