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Grand parc de l’Ouest: une mise en demeure «prévisible», selon Valérie Plante

Grand parc de l’Ouest: une mise en demeure «prévisible», selon Valérie Plante
PHOTO D'ARCHIVES, AGENCE QMI

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MONTRÉAL | L’administration Plante a bien l’intention d’aller de l’avant avec le projet du Grand parc de l’Ouest, nonobstant la mise en demeure envoyée par les avocats des promoteurs immobiliers qui souhaitent plutôt développer les terrains.

«Ce parc-là va se réaliser», a assuré la mairesse de Montréal, Valérie Plante, laissant entendre qu’une autre annonce aurait lieu très prochainement.

Le 8 août dernier, la mairesse Plante a annoncé vouloir créer le plus grand parc municipal du Canada dans Pierrefonds-Ouest.

Les promoteurs du projet de développement immobilier Cap Nature, qui envisageaient la construction de 5500 logements, lui ont envoyé une mise en demeure la semaine suivante.

La Ville de Montréal, le parti Projet Montréal, ainsi que l’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro et son maire Jim Beis sont aussi visés.

«Quand on se lance dans un projet comme celui-ci, évidemment, une mise en demeure était prévisible puisque les administrations, dont la vôtre lorsque vous étiez au pouvoir, avez dit à des promoteurs: ben oui, construisez dans des terres inondables», a lancé Mme Plante, interrogée par l’opposition officielle à l’hôtel de ville.

Le chef de l’opposition, Lionel Perez, s’est dit prêt à appuyer le projet, mais ne donnera pas «un chèque en blanc». «La mairesse, sans avoir négocié au préalable avec ces promoteurs, sans avoir essayé de trouver un terrain d’entente, a fait une annonce qui n'est aucunement ficelée», a-t-il soutenu.

Dans la mise en demeure, les avocats expliquent que les promoteurs tentent de réaliser leur projet depuis 14 ans. «Malgré leurs meilleurs efforts, les promoteurs se voient maintenant bloqués dans leurs démarches par les faits et gestes posés par la Ville de Montréal», la mairesse et les autres parties visées, peut-on lire.

Les promoteurs souhaitent une rencontre et une confirmation qu’ils pourront aller de l’avant avec leur projet immobilier. Sinon des poursuites judiciaires seront entreprises pour être dédommagés et se faire rembourser, entre autres, la valeur des terrains. Ils s’estiment victimes d’une «expropriation déguisée».