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Les propriétaires d’armes à feu récalcitrants bientôt sanctionnés

Jusqu’à maintenant, aucune amende n’a été imposée pour non-immatriculation

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 Pour mettre de la pression sur les récalcitrants, les propriétaires d’armes à feu qui n’ont pas encore immatriculé leurs fusils devraient être sanctionnés.  

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 C’est la demande faite à la fois par le président de la grande mosquée de Québec et le groupe PolySeSouvient au gouvernement Legault. 

 À l’heure actuelle, environ 700 000 armes ont été inscrites au registre sur une estimation de 1,6 million d’armes en circulation au Québec. Toutefois, aucun constat d’infraction n’a encore été donné par le Directeur des poursuites criminelles et pénales en vertu de la Loi sur l’immatriculation des armes à feu. 

 «Il faut que ça s’accélère, cet enregistrement, que les gens s’inscrivent dans ce registre», a soutenu mardi le président du Centre culturel islamique de Québec, Boufeldja Benabdallah. 

 Selon lui, sanctionner les retardataires peut être un geste dissuasif pour les récalcitrants. 

 «La Loi prévoit de pénaliser ; nous, on demande à la ministre d’appliquer la Loi», a-t-il dit, en marge des consultations sur le projet de modification du registre des armes à feu.  

  •  ÉCOUTEZ la chronique de Mario Dumont à QUB Radio:  

 Le texte de loi 25 porté par la ministre Geneviève Guilbault prévoit notamment que les propriétaires d’une arme à feu non immatriculée qui se feront pincer par un agent de protection de la faune auront sept jours pour se conformer. 

 C’est seulement après cette période qu’ils seront passibles d’une amende allant de 500 $ à 5000 $. 

 «Boycottage délibéré» 

 Selon Heidi Rathjen, coordonnatrice de PolySeSouvient, le «contexte de boycottage délibéré» au registre québécois des armes à feu commande une action du gouvernement caquiste. 

 «Des amendes, ça enverrait un message extrêmement efficace pour amener le restant de ceux qui résistent encore à se conformer à la Loi», a-t-elle plaidé mardi, lors de son passage devant les députés. 

 Par ailleurs, la commission parlementaire a été l’occasion pour la ministre de la Sécurité publique de préciser que les chasseurs qui ont fait la démarche pour immatriculer leurs armes ne seront pas sanctionnés, même s’ils n’ont pas encore reçu de confirmation de la part des autorités. 

 «Tous ceux qui, au moment où on se parle aujourd’hui, ont fait une démarche d’immatriculation peuvent dormir l’esprit tranquille, a dit Geneviève Guilbault. [Ceux] qui ont fait une démarche pour être immatriculés, si c’est nous, le gouvernement, qui n’avons pas encore fait la saisie de l’information, ils n’ont rien à craindre.» 

 Manque de communication 

 Comme 150 000 personnes au Québec, le député péquiste Sylvain Roy n’a reçu aucune confirmation que ses armes étaient bien immatriculées au registre québécois. Il craint d’être dans l’illégalité. «J’ai enregistré mes armes au début de janvier et je n’ai eu aucun accusé de réception de l’enregistrement de mes armes!» a déploré le député, qui est amateur de chasse à l’orignal. 

 La ministre de la Sécurité publique a admis que le volume important de demandes d’immatriculation juste avant l’entrée en vigueur de la loi a entraîné du retard dans le traitement des dossiers.

ÉCOUTEZ l'entrevue de Pierre Lefebvre, cofondateur de la page Facebook « Contre le registre, pour la santé mentale », sur QUB radio: