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Legault n’avait pas le choix

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Ce qui se passe en ce moment est d’une incroyable tristesse pour les artisans des journaux du Groupe Capitales Médias (GCM), et l’ensemble des Québécois devrait se préoccuper de la crise actuelle. Il en va du droit à l’accès à une information de qualité pour le public.

Bonne décision

C’est pourquoi le gouvernement Legault ne pouvait faire autrement que d’aider les six journaux en péril. Par contre, les caquistes étaient fort conscients des risques politiques inhérents à ce sauvetage. Ils ne voulaient pas donner l’impression qu’ils prêtaient encore de l’argent à Martin Cauchon, comme les libéraux l’avaient fait jadis.

D’ailleurs, on m’a confirmé que ce n’était pas de gaieté de cœur que Martin Cauchon a accepté de céder sa place. De là à croire que son départ était une condition sine qua non à l’aide d’urgence, il n’y a qu’un pas à franchir.

Maintenant, doit-on penser que le gouvernement s’est traîné les pieds dans ce dossier, comme le prétend le PLQ ? Oui et non. Après tout, il y a déjà près d’une année que la CAQ est en place. La ministre de la Culture, Nathalie Roy, qui est apparue plus d’une fois comme le maillon faible de l’équipe ministérielle, aura mis bien du temps à mettre en place la commission parlementaire sur la crise des médias.

Cela étant dit, le PLQ a été au pouvoir pendant près de 15 ans avant la CAQ. Et la crise des médias, elle n’est pas nouvelle. Il est permis de se demander ce qu’eux ont fait concrètement.

Solutions globales

Le processus parlementaire qui s’amorcera la semaine prochaine doit déboucher sur un plan gouvernemental qui, souhaitons-le, permettra de susciter l’intérêt d’un ou des acheteurs pour assurer la pérennité de ces médias. Chose certaine, la solution passera par des mesures globales et équitables envers tous les joueurs de l’industrie.