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Roberge ouvert à moderniser la formation générale au cégep

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Photo d'archives Simon Clark Le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge

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Le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, se montre ouvert à moderniser la formation générale au cégep, qui n’a pas changé depuis 25 ans.

«Je suis ouvert à ce qu’on revoie la formation générale, mais d’aucune façon je suis ouvert à ce qu’on la diminue, qu’on l’amenuise, qu’on la rende optionnelle ou facultative. (...) Maintenant, comme n’importe quel programme, ça peut être utile de la réviser», a-t-il affirmé au Journal

Le ministre Roberge se dit «prêt à écouter» les intervenants du réseau collégial «pour savoir de quelle façon on peut rendre plus attrayante cette formation». 

«Je suis ouvert à ce qu’on discute de ça, mais je n’ai pas tiré les conclusions. Si on met ça sur la table et il y a un consensus qui se décide, je peux y adhérer, mais la décision d’offrir davantage de choix ou d’offrir une formation générale à la carte n’a pas été prise», a-t-il précisé. 

Dans le cadre d’une réflexion entourant la réussite au cégep, la Fédération étudiante collégiale propose de moderniser les cours de français et de philosophie, en misant sur des contenus thématiques qui seraient plus attrayants pour les cégépiens, rapportait Le Journal lundi. 

Sujet délicat

Il s’agit toutefois d’un sujet délicat dans le réseau collégial. En 2014, l’ancien ministre de l’Éducation Yves Bolduc avait ouvert la porte à une révision des cours obligatoires au cégep, mais la résistance avait été vive, notamment dans les rangs des syndicats d’enseignants, si bien qu’aucun changement n’avait finalement été apporté. 

À la Fédération des cégeps, son président-directeur général Bernard Tremblay se dit ouvert à participer à une réflexion entourant la modernisation de la formation générale, tout en précisant que cet enjeu n’a toutefois pas été identifié comme étant une priorité dans le réseau. 

Des millions supplémentaires

Par ailleurs, le ministre Roberge a annoncé lundi 68 millions $ supplémentaires pour le réseau collégial, dans la foulée de la révision du modèle de financement des cégeps. 

Cet argent frais, prévu dans le dernier budget provincial, donnera surtout un coup de pouce aux petits et moyens cégeps en région, qui ont dû au cours des dernières années jongler avec une baisse du nombre d’inscriptions, dans un contexte de compressions. 

La hausse du financement accordé par Québec cette année, qui est de 7,7% pour l’ensemble du réseau collégial, atteint même plus de 15% pour des cégeps en région comme Rivière-du-Loup et Alma. 

Selon M. Roberge, ces sommes supplémentaires permettront aux cégeps d’augmenter leur taux de diplomation. «On sait très bien que l’ajout d’argent frais et la latitude qu’on leur donne vont aider», a-t-il lancé. 

La Fédération des cégeps a récemment lancé un vaste chantier pour améliorer la réussite de ses étudiants, alors que le taux de diplomation fait du surplace depuis 20 ans, dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre. 

Après avoir bouclé la réforme du financement des cégeps, le ministre Roberge promet maintenant de s’attaquer aux enjeux entourant la réussite au collégial. 

L’ajout de ressources pour les étudiants et la formation des enseignants font partie de la solution, ajoute-t-il. 

Cours obligatoires de la formation générale au cégep 

  • 4 cours de langue et littérature (français ou anglais)
  • 3 cours de philosophie
  • 3 cours d’éducation physique
  • 2 cours de langue seconde (anglais ou français)
  • 2 cours complémentaires