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Soulagement à «La Tribune»

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SHERBROOKE | Des employés du quotidien La Tribune se sont montrés soulagés, mardi, au lendemain de l'annonce d'une aide d'urgence de 5 millions $ au Groupe Capitales Médias pour permettre à l'entreprise de poursuivre ses opérations. 

«On a retenu notre souffle. Maintenant, on sait qu'on bénéficie d'un sursis et que des acquéreurs sont intéressés à prendre la relève. Ça, c'est rassurant» a mentionné Alain Goupil, président du syndicat des employés de La Tribune, en entrevue à TVA Nouvelles. 

Lundi, bon nombre de voix se sont élevées, que ce soit en politique, dans les groupes syndicaux ou dans les médias, pour réclamer des actions afin d'aider la presse écrite à survivre. Plusieurs ont aussi déploré la disparition éventuelle de sources d'informations dans les régions du Québec. 

Cette volonté doit maintenant se manifester par des gestes concrets. «Il faut que les commerçants achètent de la publicité, que les lecteurs achètent le journal ou s'abonnent à la version électronique. Ce serait déjà un bon départ», a souligné M. Goupil. 

«Pour la suite, on s'en remet au processus pour qu'on identifie les investisseurs qui sont les mieux placés pour assurer la pérennité de chacun des journaux du groupe», a-t-il poursuivi. 

Diverses propositions seront certainement étudiées par le cabinet comptable PricewaterhouseCoopers, chargée de la restructuration judiciaire de Capitales Médias, pour sauver les journaux. 

À Drummondville, des investisseurs locaux ont fait l'acquisition de l'hebdomadaire L'Express quand Transcontinental a décidé de se départir de ses journaux en 2017. 

Ce scénario serait envisageable pour La Tribune et La Voix de l'Est

Ce sera au président exécutif intérimaire Stéphane Lavallée d'analyser les propositions dans les prochains mois et de retenir les meilleurs scénarios.