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Une nouvelle digue qui résistera 100 ans

Les travaux ont débuté à Sainte-Marthe-sur-le-Lac

Digue Sainte-Marthe
Photo Collaboration spéciale, Stéphane Sinclair Les travailleurs s’affairaient à défricher les abords de la digue hier près de la 45e avenue à Sainte-Marthe-sur-le-Lac. Les arbres seront envoyés dans un écocentre.

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BOISBRIAND | La nouvelle digue de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, dont les travaux ont débuté hier, sera renforcée et rehaussée afin de faire face aux changements climatiques pour les 100 prochaines années.

Les travaux de reconstruction de la digue qui a cédé le printemps dernier, inondant des centaines de maisons dans la petite municipalité des Laurentides, s’échelonneront sur plusieurs mois.

La digue de 3 km sera prête pour le printemps prochain, affirme la mairesse Sonia Paulus.

Elle sera haussée de 1,4 m et élargie grâce à l’installation de roches (enrochement) du côté du lac des Deux Montagnes.

Des plaques de métal qui s’emboîtent les unes dans les autres (palplanches) seront insérées au centre de la digue pour la renforcer.

« La digue sera conçue pour assurer la sécurité des citoyens et de leurs maisons pour les 100 prochaines années. On devait le faire en deux étapes, mais le gouvernement nous a grandement aidés. Alors elle sera prête pour la crue du printemps prochain », explique Mme Paulus.

Hier matin, une dizaine de travailleurs défrichaient le terrain où sera reconstruite la digue.

Des arbres qui se trouvent de chaque côté de l’ouvrage ont été arrachés. La prochaine étape consistera à enlever les souches.

« On prévoit avoir terminé au milieu du mois de septembre. C’est après ça que l’autre entrepreneur commencera les travaux de rehaussement et de renforcement », a expliqué le chef de chantier, Jean Doré.

Ce dernier est certain qu’elle pourra résister longtemps et être sécuritaire.

Rassurés

Plusieurs citoyens étaient plutôt contents du début des travaux.

« C’est une bonne chose, c’était essentiel. On va être en sécurité à l’avenir », affirme Robert Pépin, un sinistré du parc de maisons mobiles.

« On est vraiment rassurés. C’est une bonne chose. On n’a pas peur du tout. C’est certain qu’on va rester ici, on est trop bien », ont expliqué Jacques et Monique Morency, qui demeurent tous les deux dans le parc de maisons mobiles.

♦ Les travaux de 43 M$ sont financés à 40 % par Québec, 40 % par Ottawa et 20 % par la municipalité.