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Début de saison compromis pour Antoine Roussel

L’attaquant des Canucks se remet toujours d’une opération au genou droit

SPO -  JOUEUR DE LA LNH A L'ENTRAINEMENT  Antoine Roussel
Photo Martin Alarie Antoine Roussel a été photographié le 14 août lors d’un entraînement au Centre d’excellence Sports Rousseau de Boisbriand.

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Antoine Roussel voguait allègrement vers la meilleure campagne de sa carrière lorsqu’une mise en échec de Brendan Lemieux l’a laissé avec un genou droit amoché. Résultat : l’attaquant des Canucks a vu sa saison se terminer 12 matchs avant ses coéquipiers. Et l’opération qui s’en est suivie le gardera sur la touche pratiquement jusqu’aux Fêtes.

« Je savais dans quoi je m’embarquais avec cette opération. Je suis en mode préparation pour mon retour au jeu. C’est plate, mais je dois bâtir les fondations avant de pouvoir faire le tour de la maison », a indiqué Roussel, qui est passé sous le bistouri le 28 mars.

Bâtir les fondations, ça veut dire recommencer du début. L’athlète de 29 ans a trimé dur tout l’été, en compagnie de son préparateur physique Stéphane Dub, pour retrouver force et souplesse dans sa jambe droite. Son retour sur la patinoire ne s’est fait que mardi matin. Et encore là, on était loin d’une séance d’entraînement.

« J’ai patiné sans rondelle. Je faisais des tours de glace comme un p’tit vieux », a-t-il lancé à l’auteur de ces lignes, dans son langage toujours aussi coloré.

Évidemment au fait que le Français n’amorcerait pas la saison, le directeur général des Canucks, Jim Benning, a ajouté au cours de l’été J.T. Miller et Michael Ferland sur le flanc gauche.

« Je suis excité de ces acquisitions. Quand tu joues pour une équipe, tu veux que ton DG aille chercher les meilleurs joueurs. Let’s go ! On joue pour les séries. Tu t’en fous de savoir comment l’équipe va être dans 10 ans. Tu ne seras pas là dans 10 ans », a-t-il lancé.

Un brin masochiste

On peut comprendre l’ancien joueur des Saguenéens de Chicoutimi d’avoir soif de séries éliminatoires. À ses sept premières saisons au sein du circuit Bettman, il n’y a pris part qu’à deux occasions, atteignant le deuxième tour une seule fois.

« Ce n’est pas beaucoup. C’est fatigant et même pesant, a-t-il assuré. D’ailleurs, je me fais un devoir de regarder les autres équipes gagner la coupe. Pour que ça me fasse mal et que je me dise : “Coudonc, est-ce que ça va finir par arriver ?” »

Or, ces dernières années, les printemps n’ont pas été plus occupés à Vancouver qu’à Dallas, son ex-club. Les Canucks n’ont participé aux séries qu’une seule fois au cours des six dernières années, en 2014-2015.

« L’an dernier, on a été dans la course jusqu’à la fin. Avec nos acquisitions, j’anticipe que ça va décoller », a-t-il estimé.

En plus des deux attaquants mentionnés plus haut, Benning a amené les défenseurs Tyler Myers et Jordie Benn à Vancouver. De plus, la recrue Quinn Hughes devrait amorcer la saison à la ligne bleue des Canucks.

« On a plus de chien, on a plus de profondeur défensivement. On a de très bons jeunes joueurs. Est-ce qu’on peut s’améliorer encore ? Probablement. Est-ce qu’on a fait de gros pas vers l’avant ? Oui », a analysé Roussel.

Pettersson, le phénomène

Parlant de jeunes, il y en a un pas piqué des vers en Colombie-Britannique. À sa première saison, Elias Pettersson a dominé tous ses congénères en route vers un vote quasi unanime (151 votes de première place sur 171) pour l’obtention du trophée Calder.

Dire que le Suédois a révélé au réseau Sportsnet, il y a quelques jours, avoir frappé un mur en fin de campagne.

« Ça va nous prendre une grosse saison de sa part, c’est notre meilleur joueur. C’est comme [Patrick] Kane à Chicago. Quand il fonctionne, l’équipe fonctionne. Quand il va moins bien, l’équipe va moins bien, a indiqué Roussel. C’est notre pierre angulaire en attaque. Notre objectif, c’est de bien l’entourer et le protéger. »

« Il est spécial. Il a un talent unique. Il n’a pas un style que l’on voit souvent. Il peut changer un match à lui seul. En plus, c’est tellement un bon kid », a décrit le vétéran.

Le genre de joueur d’exception qui peut rendre meilleurs tous ceux qui l’entourent. Ça pourrait être de bon augure pour les Canucks.