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Effondrement d’un mur sur le chantier des Nouvelles-Casernes: l’employeur jugé fautif

L’accident de travail avait fait deux blessés

La CNESST conclut que la méthode de travail était dangereuse pour les travailleurs sur le chantier des Nouvelles-Casernes en 2018 lorsqu’un mur s’est effondré. 
Photo d'archives, Marc Vallières La CNESST conclut que la méthode de travail était dangereuse pour les travailleurs sur le chantier des Nouvelles-Casernes en 2018 lorsqu’un mur s’est effondré. 

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L’employeur des deux travailleurs victimes d’un accident de travail sur le chantier de construction des Nouvelles-Casernes, en 2018, a été blâmé par la CNESST qui a émis un constat d’infraction.

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a dévoilé mercredi les résultats de son enquête à la suite de l’accident survenu le 14 mai 2018, à Québec.

Deux travailleurs avaient été blessés à la suite de l’effondrement d’un mur. Ils avaient dû être transportés à l’hôpital par ambulance.

La CNESST conclut que la méthode de travail était dangereuse pour les travailleurs sur le chantier des Nouvelles-Casernes en 2018 lorsqu’un mur s’est effondré. 
Photo d'archives Agence QMI, Marc Vallières

Selon la CNESST, la méthode de travail utilisée pour le démantèlement de la fondation était inadéquate.

« Le manque de planification des travaux de démantèlement des fondations ainsi qu’une supervision insuffisante ont entraîné l’utilisation d’une méthode de travail dangereuse », affirme la Commission.

Le chantier de construction, situé au 1, rue de l’Arsenal, dans le Vieux-Québec, consiste à la consolidation du bâtiment patrimonial construit entre 1749 et 1752, en ce qui concerne la phase 1.

La CNESST conclut que la méthode de travail était dangereuse pour les travailleurs sur le chantier des Nouvelles-Casernes en 2018 lorsqu’un mur s’est effondré. 
Photo d'archives Agence QMI, Marc Vallières

« Depuis plus de 50 ans, il est inoccupé et des travaux majeurs de consolidation sont requis », peut-on lire un peu plus loin.

La phase 1, qui est évaluée à 7,9 M$, comprend la partie ayant conservé le plus d’éléments d’origine.

Trois causes

L’apprenti maçon et le manœuvre spécialisé à l’emploi de Briquetal Ltée, le jour de l’accident, s’affairaient à démolir une masse de béton située « au-dessus de leur zone de travail » à l’aide de marteaux pneumatiques.

Ils ont remarqué que de la poussière tombait d’une ouverture de la fondation. Puis, rapidement, des petites roches se sont ajoutées et quelques instants plus tard, le mur s’est effondré, blessant les deux travailleurs.

La CNESST conclut que la méthode de travail était dangereuse pour les travailleurs sur le chantier des Nouvelles-Casernes en 2018 lorsqu’un mur s’est effondré. 
Photo d'archives Agence QMI, Marc Vallières

La CNESST a retenu trois causes pour expliquer l’accident : la surcharge de la maçonnerie qui a causé l’effondrement, la méthode de travail utilisée et le manque de planification des travaux. La méthode de travail aurait dû être validée par un ingénieur, souligne-t-on.

Pour ce type d’infraction, le montant de l’amende varie de 16 793 $ à 67 176 $ pour une première offense, et pourrait atteindre 335 882 $ en cas de récidive. L’entreprise, qui n’a pas voulu émettre de commentaires, conteste cette infraction.