/sports/hockey
Navigation

Francis Perron doit repartir à zéro

Francis Perron doit repartir à zéro
Photo d'archives, Martin Chevalier

Coup d'oeil sur cet article

Francis Perron, inclus dans la transaction qui a fait passer Erik Karlsson aux Sharks de San Jose, avait bien l’impression qu’il aurait une première occasion de fouler une patinoire de la LNH à sa première saison dans l’organisation californienne.

Dans l’uniforme des Barracudas de San Jose, le Lavallois a récolté 18 buts, 29 aides et 47 points, tous des sommets personnels, en 63 rencontres dans la Ligue américaine. Malheureusement, puisque 14 attaquants des Sharks ont disputé au moins 73 matchs, le coup de fil n’est jamais venu.

Ce n’était que partie remise dans l’esprit de l’ailier gauche de 23 ans. Après tout, il était dans les bonnes grâces de l’organisation et de l’entraîneur Roy Sommer, celui-ci n’ayant pas hésité à lui donner plus de responsabilités offensives.

Échangé à Vancouver

Toutefois, le 22 juin, en pleine séance de repêchage, Perron est passé aux Canucks dans une transaction mineure impliquant l’ex-Canadien, Tom Pyatt.

« Ça m’a surpris, j’étais sous le choc. Je ne comprenais pas trop pourquoi. Ils [les Sharks] m’ont expliqué que, à ce moment, c’était le geste à poser. Ils m’ont dit qu’ils ne fermaient pas la porte à revenir me chercher un moment donné », a expliqué Perron au Journal.

Tout est donc à recommencer pour celui que les Sénateurs avaient réclamé au septième tour du repêchage de 2014.

« Quand tu arrives dans une nouvelle organisation, tout est un peu à refaire. Surtout que Utica [les Comets, le club-école des Canucks] est une équipe de l’Est qui ne m’a pas beaucoup vu jouer l’an passé », a reconnu l’ancien capitaine des Huskies de Rouyn-Noranda.

« En même temps, l’an passé, j’ai su profiter du camp pour démontrer dans quelle mesure je pourrais aider l’équipe. Ce sera le même principe cette année », a-t-il pris soin d’ajouter.

Bien garni à gauche

Tanner Pearson, J.T. Miller, Micheal Ferland, Sven Baertschi : le flanc gauche semble déjà bien nanti à Vancouver. Sans compter Antoine Roussel, dont le retour au jeu n’est pas prévu avant le mois de décembre.

Malgré tout, Perron garde espoir de trouver une brèche au sein de la formation dirigée par Travis Green.

« Leurs joueurs du côté gauche ne sont pas nécessairement les plus offensifs. C’est à moi de leur montrer que je suis vraiment proche, si je ne suis pas déjà prêt, de pouvoir jouer dans la grande ligue. »

Un début de saison comme celui de l’an dernier augmenterait ses chances de séduire l’état-major des Canucks.