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Cyberattaques et fuite de données: le silence de Revenu Québec inquiète ses employés

Cyberattaques et fuite de données: le silence de Revenu Québec inquiète ses employés
Photo d'archives

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Les récentes cyberattaques et l’importante fuite de données personnelles inquiètent les employés de Revenu Québec qui dénoncent le silence de la haute direction.

«On ne sait rien. La direction de Revenu Québec ne parle pas et tient ses employés et la population dans l’ignorance», déplore Line Lamarre, présidente du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) qui représente plus de 5000 employés de l’agence du revenu.

Au moins trois tentatives d’intrusion dans les serveurs informatiques du fisc québécois ont été observées au cours des deux derniers mois.

Revenu Québec est aussi sur le qui-vive depuis l’annonce le 7 août dernier d’une importante fuite interne de données personnelles concernant 23 000 de ses travailleurs actuels et passés.

Une employée de Revenu Québec a transféré en dehors de son lieu de travail les renseignements de ces milliers de personnes, soit leurs nom, prénom et numéro d’assurance sociale pour la plupart.

Manque de transparence

Selon Mme Lamarre, Revenu Québec communique très mal avec ses employés et la population pour les tenir au courant de ces situations jugées «troublantes».

«Revenu Québec doit être redevable. Revenu Québec doit mieux informer ses employés et la population des dangers qui les guettent. Ce n’est pas en cachant les choses que l’on rassure les gens. On rassure les gens en donnant les faits et dire où on en est. Là, ce n’est pas ce qu’ils font», a-t-elle indiqué.

Zones d’ombre

La représentante syndicale croit que d’importantes questions demeurent encore sans réponses chez Revenu Québec.

«Les attaques informatiques, qui ont eu lieu récemment, ont l’air d’être beaucoup plus puissantes et dangereuses. Pourquoi là? Pourquoi maintenant? Je pense qu’il y a beaucoup trop de zones d’ombre dans ce dossier-là.»

Le SPGQ s’explique encore mal le temps de réaction de l’agence du revenu dans le cas de la fuite de données personnelles dévoilée récemment.

«Il y a un an, l’employée soupçonnée avait attiré l’attention des enquêteurs internes. Que s’est-il passé durant cette période? C’est très dérangeant», a fait valoir Mme Lamarre.

Dubé préoccupé

Par ailleurs, le président du Conseil du trésor, Christian Dubé, s’est dit préoccupé par les cyberattaques perpétrées contre les différents ministères et agences du gouvernement du Québec.

«Ce que je trouve préoccupant, c’est que l’on sait qu’il y en a dans les ministères et les entreprises privées», a-t-il indiqué mercredi.

—Avec la collaboration de Marc-André Gagnon