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Une nouvelle ferme avec des robots après un incendie

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LES HAUTEURS | Deux ans après le feu qui a ravagé leur ferme, une famille du Bas-Saint-Laurent s’est retroussé les manches et possède aujourd’hui les installations les plus modernes de la région. 

Après un investissement de près de 4 millions $, la ferme de la famille Claveau, située dans la localité de Les Hauteurs, est la seule ferme dans l’est de la province à utiliser la dernière technologie de l’industrie. 

Tout est informatisé, autant la confection de la moulée, la traite des vaches et même la quantité de lait qui est distribué aux veaux avec un biberon automatisé.

Certaines tâches qui étaient réservées aux employés sont maintenant faites par des robots. Le remblayage du foin est automatisé, tout comme le nettoyage du plancher des enclos. 

Si leurs installations font aujourd’hui des envieux, les Claveau reviennent de loi.

Le 28 mai 2017, ils voyaient le travail de quatre générations partir en fumée. 150 vaches laitières périssaient dans l’incendie de la ferme Hector Claveau. 

Les propriétaires ont rapidement pris la décision de reconstruire, surtout puisqu’ils sont parmi les chanceux au Québec à avoir de la relève 

«On a décidé de reconstruire parce qu’on avait une génération en arrière de nous, mais aussi parce qu’on n’a jamais été des personnes à baisser les bras, on est toujours des fonceurs», a expliqué le copropriétaire Michel Claveau. 

Les propriétaires ont été appuyés par beaucoup de gens de l’industrie. Certains producteurs laitiers ont pris en charge des vaches qui avaient survécu au brasier. D’autres ont fait une levée de fond, sans compter ceux qui ont fait le don de bêtes pour reconstruire le troupeau. 

Pour remercier tous ceux qui les ont aidés dans cette épreuve, les propriétaires ont décidé d’organiser une journée portes ouvertes samedi. Ils souhaitent montrer aux autres producteurs et agriculteurs la nouvelle technologie, mais ils aimeraient aussi que des gens qui ne proviennent pas de l’industrie viennent visiter les installations. 

«J’aimerais ça qu’il y ait des gens de la ville qui pourraient venir voir c’est quoi vraiment l’agriculture», a indiqué Bryan Claveau.