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Celui qui a tiré sur son fils de 5 ans reste détenu

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Un père montréalais ayant tiré sur son garçon de cinq ans et blessé son beau-père qui s’était interposé restera détenu à l’institut psychiatrique, car il est toujours dangereux, a tranché un tribunal administratif.

« Monsieur représente un risque important pour la sécurité du public en raison de son état mental », peut-on lire dans une récente décision de la Commission d’examen des troubles mentaux.

Le drame, qui ne s’est pas avéré mortel, est survenu en novembre dernier, lors d’une dispute familiale dans un quartier cossu de Kirkland.

Ce soir-là, le père de 37 ans, qui ne peut être identifié afin de protéger ses enfants, s’est mis à tenir des propos décousus à sa conjointe.

« Le ton monte, le beau-père s’immisce dans le conflit et somme l’accusé de cesser de crier », peut-on lire dans la décision.

« Chef de la mafia »

Le père est alors sorti fumer un joint, pour ensuite revenir en prétendant qu’il est le « chef de la mafia », même s’il n’en est rien.

Inquiète, son épouse a appelé le 911, mais avant l’arrivée des secours, l’accusé a eu le temps de prendre une arme de poing, la charger et tirer sur son fils de cinq ans. En s’interposant, le beau-père s’est aussi fait tirer dans le pied.

« Finalement, le beau-père frappe l’accusé au visage et lui enlève l’arme des mains », indique la décision.

Accusé entre autres de tentative de meurtre et de voies de fait graves, le père a été déclaré non criminellement responsable pour cause de troubles mentaux, en mars dernier, au palais de justice de Montréal.

Mais même s’il a fait des progrès depuis, ce n’était pas assez pour le laisser sortir de l’hôpital psychiatrique où il est détenu.

Surchargé de travail...

« Il n’y a pas d’autocritique ni d’introspection chez monsieur, note la Commission en se basant sur des rapports d’experts. Il minimise les gestes qu’il a posés, il les attribue à sa surcharge de travail et à ses nombreuses responsabilités. »

Le père devra donc travailler sur lui avant de recouvrer sa liberté, même s’il espérait pouvoir aller vivre chez son père.

Le tribunal administratif note toutefois que tout n’est pas perdu dans ce dossier, puisque la conjointe de l’accusé ne l’a pas quitté, bien au contraire.

« Madame gère de façon remarquable la situation et soutient monsieur, bien qu’étant protectrice de ses enfants », affirme la Commission.

Les parents de l’accusé sont également derrière lui et sont prêts à lui offrir leur soutien, a conclu la Commission, qui devra prochainement réévaluer le cas.