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Contre des pylônes sur leur terrain

Des résidents de Shefford cherchent une solution

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SHEFFORD | Un projet d’Hydro-Québec soulève l’ire de citoyens de la Montérégie qui pourraient voir apparaître des pylônes électriques sur leur terrain.

Des citoyens de Shefford n’aiment pas l’idée d’Hydro-Québec de remplacer ses poteaux de bois par d’énormes pylônes pour ajouter de la puissance au réseau entre le poste Cleveland, à Granby, et celui de Waterloo.

« Pour certaines personnes, c’est une catastrophe », déplore Martin Chartrand, porte-parole du comité de citoyens du quartier Tournesol-Gauvin-Laurence de Shefford, formé pour se défendre contre ce projet.

Quartier résidentiel

Le nouveau tracé proposé par Hydro sera d’une longueur de 12 km, dont deux kilomètres passeront dans un secteur résidentiel de la ville. Le projet serait de l’ordre de «dizaines de millions» de dollars et la construction devrait commencer en 2020.

Lundi dernier, deux représentants du comité ont rencontré la députée de leur circonscription, Isabelle Charest.

« On était content de voir qu’elle était au courant du dossier et qu’elle avait déjà nos deux propositions, soit de déplacer la ligne électrique ailleurs ou de l’enfouir sous terre », a fait savoir Martin Chartrand.

Pas de ligne souterraine

Or, Hydro-Québec ne devrait pas choisir la seconde option étant donné « qu’une ligne à haute tension souterraine coûte de quatre à 10 fois plus cher qu’une ligne à haute tension aérienne et sa durée de vie est environ la moitié de celle d’une ligne aérienne », a fait part le porte-parole de la société d’État, Maxence Huard-Lefebvre.

Il précise aussi que les pylônes seront d’une hauteur d’environ 30 mètres plutôt que 50.

​« On comprend les inquiétudes des citoyens et c’est pourquoi on va s’assurer qu’un dialogue constant soit maintenu entre les citoyens concernés et Hydro-Québec afin que la solution la plus optimale soit trouvée », soutient Isabelle Charest.

« On est ouvert au dialogue avec Hydro-Québec et on espère créer un nouveau modèle de collaboration avec les citoyens qui permettra d’en arriver à une entente », ajoute M. Chartrand.