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Crise des médias: un professeur propose de faire payer une contribution aux fournisseurs Internet

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Dans la foulée de la crise qui touche actuellement l’industrie médiatique, un professeur de l’École des médias de l’UQAM soulève l’idée de faire payer une contribution aux fournisseurs de services Internet et de données mobiles pour financer le contenu canadien.

«On pourrait imposer un 5 % sur les abonnements Internet. On refile toujours la facture aux consommateurs. Ce n’est pas nouveau ça non plus, mais ça permettrait d’aller chercher pas mal d’argent», a suggéré Jean-Hugues Roy lors d’une entrevue à QUB radio, jeudi. 

Puisant dans des données publiées en 2017 par le CRTC, il soutient qu’une telle contribution prélevée auprès des fournisseurs de services Internet et de données mobiles pourrait permettre de récolter près d’un milliard de dollars.  

  • ÉCOUTEZ l'entrevue de Jean-Hugues Roy à QUB radio:  

Cet argent pourrait ensuite être versé aux médias du pays, de même qu’aux créateurs de contenu culturel également touché par les changements provoqués par l’ère numérique

M. Roy convient cependant qu’au final, ce seraient les internautes canadiens qui paieraient cette somme.

Un modèle qui «a marché»

D’ailleurs, ce ne serait pas la première fois qu’un tel modèle serait mis en place au Canada.

Comme point de référence, le professeur montréalais a donné en exemple la contribution de 5 % que doivent verser depuis plusieurs années les câblodistributeurs, dans le but de stimuler la création et la production de contenu télévisuel canadien.

«Quand le câble est apparu, pour s’assurer que ce ne soit pas juste du contenu américain qu’on allait voir, on est allé chercher 5 % sur la facture de câble pour financer la production d’émissions de télévision canadiennes, québécoises, pour que la télé continue de refléter qui on est. Et ç'a marché», a fait valoir M. Roy.

L’intervenant a également souligné que les géants technologiques, qui, comme Facebook, tirent profit du travail des médias, devraient eux aussi contribuer au financement de l’industrie médiatique.

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