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Éducation : bilan et perspective

Éducation : bilan et perspective
Photo d’archives, Agence QMI

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À la suite d’une année scolaire marquée par un changement de gouvernement, il me fait plaisir d’être de retour avec vous. D’ailleurs, je profite de l’occasion afin de remercier tous mes lecteurs !  

Cette première chronique se veut un retour sur les principaux événements de la dernière année scolaire. À la veille de la rentrée, on peut déjà dire qu'il y aura également quelques sujets à surveiller en 2019-2020.      

Bilan 2018-2019  

Baisse des taxes scolaires : Le projet de loi du nouveau gouvernement visait l’instauration d’un taux unique de taxation scolaire arrimé au plus bas taux en vigueur. Le coût de la mesure est estimé à près d’un milliard $. Plusieurs questions restent sans réponse. Comment s’assurer que le réseau ne sera pas soumis aux aléas des futurs budgets et qui va payer la différence ? (liens un, deux et trois)        

Gratuité scolaire : La définition de la gratuité scolaire varie selon le dictionnaire des priorités. Le recours collectif des parents a sonné la fin de la récréation. À la suite d’une consultation bidon sur les frais scolaires, le nouveau ministre décide de légaliser ce qui était illégal avant ce fameux recours. Le message est clair : la plèbe peut arrêter de gémir. Elle a un véritable choix. Il lui suffit d'envoyer ses enfants dans un programme gratuit. (liens un, deux, trois et quatre)        

L’idée fixe de la maternelle 4 ans : Une promesse irréalisable pour deux raisons : il n’y a pas assez de places dans nos écoles et le système souffre d’un manque de personnel qualifié. Dans les circonstances, il s’agit d’un véritable cadeau du ciel. Ce recul nous permettra de souffler un peu, car cette mesure ne fait pas du tout l’unanimité auprès des experts. Avant de se lancer la tête la première, plusieurs suggèrent de prendre le temps de réfléchir un brin. (liens un et deux)        

Stages payés : Suite aux manifestations des étudiants qui exigent la rémunération de tous les stages, le ministre fait preuve d’une certaine ouverture et demande aux principaux intéressés de faire preuve d’un peu de patience. (lien)        

Kathya Dufault : L’enseignante raconte « son histoire et ses désillusions à visage découvert, en acceptant que son nom et sa photo soient publiés. » Une chronique de Patrick Lagacé nous permet de voir que le décrochage peut aussi atteindre les enseignants plus expérimentés. Dans un second texte percutant, le chroniqueur nous apprend que Kathya Dufault fait maintenant face à une procédure de congédiement de la part de son employeur. La restriction du droit de parole des personnels scolaires concernant leur réalité est toujours un sujet d’actualité. (lien)        

Les accommodements lors des évaluations : Les trois valeurs fondamentales de l'évaluation au Québec sont la justice, l’égalité et l’équité. Si la valeur de l'égalité est plutôt facile à respecter, il est beaucoup plus difficile de faire preuve d'équité dans un souci de justice. Lorsque le vent de la marchandisation de l’éducation souffle fort, la dérive est grande. Un sujet qui polarise et qu’il faudra régler un jour ou l’autre pour le bien de tous les élèves. (liens un et deux)        

Le retour des « bons » élèves dans la classe ordinaire : Le ministre Roberge estime qu’il sera possible de ramener des élèves « moyens, forts et très forts dans nos classes ordinaires » en offrant cinq heures d’activités parascolaires gratuites par semaine dans toutes les écoles secondaires publiques. Ainsi, lorsque ses enfants pourront enfin vivre leur passion gratuitement, cette mesure permettra peut-être à monsieur Roberge, le parent, de se demander pourquoi il paye pour les envoyer au privé... (liens un, deux et trois)          

La valorisation de la profession : À quand une véritable valorisation de la profession ? Ras-le-bol des pseudo-solutions des grands penseurs de notre système. Pendant ce temps, la pénurie de main-d’œuvre ouvre la porte au temps supplémentaire obligatoire. (liens un et deux)        

La laïcité à l’école : Après le système d’éducation à deux vitesses, c’est maintenant le temps d’une laïcité à deux vitesses. La position du gouvernement est tout simplement incohérente. Une situation fort gênante, impossible à défendre pour l’amateur d’un raisonnement logique. (lien)        

Perspective 2019-2020  

En ce qui concerne l’année scolaire 2019-2020, l’actualité en éducation risque d’engendrer plusieurs débats. Il suffit de penser à la transformation des commissions scolaires en centres de services aux écoles, à la pénurie de personnel ou à l’amorce des négociations en prévision du renouvellement de la convention collective.        

Bref, une autre grosse année en perspective.        

Au plaisir de vous retrouver sur Le blogue des profs. À ceux et celles qui veulent accéder à l'ensemble de mes textes, je vous laisse le lien : Sylvain Dancause.        

Bonne année scolaire !