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Le grand jour est arrivé pour Samuel Chénard

Le nouveau quart de l’Université Laval piaffe d’impatience en attendant dimanche

Samuel Chénard est fier d’avoir obtenu la confiance de ses entraîneurs et de ses coéquipiers.
Photo d’archives, Jean-François Desgagnés Samuel Chénard est fier d’avoir obtenu la confiance de ses entraîneurs et de ses coéquipiers.

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Samuel Chénard vivra des moments spéciaux, dimanche, lorsqu’il sera présenté à la foule à l’occasion de son premier départ en carrière dans les rangs universitaires et du coup d’envoi de la 25e saison du Rouge et Or de l’Université Laval.

Le pivot de 5e année vivra son baptême universitaire dans le duel face au Vert & Or de l’Université de Sherbrooke. « Ça va être le résultat de mes efforts des cinq dernières années, a raconté Chénard qui n’a pas caché qu’il sera excité. Au début du camp, ce n’était pas clair qui serait le partant, mais mon travail et mon exécution m’ont permis d’obtenir le poste. Je n’ai pas eu tout cuit dans le bec. »

« Je suis enfin le quart-arrière partant et je suis vraiment content de cette opportunité, de poursuivre le produit du CNDF. Je suis très honoré et il s’agit d’une belle fin de carrière. L’équipe est prête et la confiance est là. Même si je n’étais pas partant, j’assumais un très bon leadership dans le vestiaire et j’ai le respect des gars. »

Chénard assure ne pas ressentir la pression. « Il y a tellement de joueurs pour m’appuyer, a-t-il expliqué. Nous avons une ligne offensive très expérimentée ; des porteurs de ballon qui ont vu du terrain l’an dernier et un solide groupe de receveurs mené par un vétéran de la trempe de Marc-Antoine Pivin. Tout ne repose pas sur mes épaules. »

Comparaisons

Moins mobile que son prédécesseur Hugo Richard qui était une véritable menace avec ses jambes, Chénard croit pouvoir compenser d’une autre manière. « Je suis moins mobile, mais je veux bien distribuer le ballon et mettre à contribution les porteurs de ballon sur de courtes passes, a-t-il raconté. Avec de bonnes lectures et ma connaissance sur le bout des doigts de mes jeux, je vais pouvoir distribuer le ballon. »

Craint-il d’être comparé à Richard qui a mené le Rouge et Or à deux titres de la Coupe Vanier et remporté le trophée Jeff Russel décerné au joueur par excellence du RSEQ à quatre occasions ?

« Il y a toujours des comparaisons, mais je vais prendre ma place après quelques parties, a-t-il souligné. Je veux connaître un bon départ afin de mettre l’offensive en confiance. »

Question de défensive

S’il a vécu l’après Mathieu Bertrand en 2004 et l’après Benoît Groulx en 2010, Constantin voit une différence cette année. « En 2004, nous avions une défensive vraiment solide après le départ de Mathieu, a mentionné l’entraîneur-chef du Rouge et Or. Des partants en défensive en 2004, la grande majorité a obtenu un essai ou joué dans la LCF. »

« Je ne suis pas inquiet, mais j’ai des appréhensions. On demandait à William (Leclerc) de jouer à l’intérieur de ses moyens et de ne pas tenter de gagner le match seul. »

« Nous avons une bonne défensive, mais pas aussi solide qu’en 2004, d’ajouter le pilote de Laval. On va le savoir plus dans les prochaines semaines. J’ai hâte de voir notre ligne défensive contre une autre équipe. »

Le Rouge et Or avait remporté la Coupe Vanier par la marque de 7-1 devant les Huskies de la Saskatchewan dans un match disputé à Hamilton.

La défensive de Laval devant l’inconnu

Comme c’est souvent le cas en début de saison en raison des nombreux changements, le Rouge et Or se lance dans l’inconnu.

Pour lancer sa 25e saison, le Rouge et Or accueillera le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke qui mise sur un nouveau coordonnateur offensif, un nouveau quart-arrière et plusieurs nouveaux visages.

Justin Chapdelaine a pris les rênes de l’offensive du Vert & Or en novembre dernier au terme de la saison. « On va s’appuyer sur ce que Justin a fait dans le passé à Bishop’s et à Calgary, a indiqué l’entraîneur-chef Glen Constantin. C’est un nouveau système qui a des similitudes avec ce qui se fait dans la LCF. Ça va être intéressant puisqu’il y a plusieurs changements chez les deux équipes. Justin est un bon entraîneur et je n’ai entendu que de bons mots à son endroit après ses passages en Saskatchewan et à Montréal. Il a de la graine de coach et il est voué à un bel avenir. »

Fraîchement débarqué de Houston en 1996 où il avait passé un an comme entraîneur diplômé, Constantin a connu Justin lorsque son père Jacques a pris les commandes du Rouge et Or en 1997. « Je me souviens de le voir courir dans le PEPS. Quand je pense à ça, je me sens plus vieux. »

Des atouts

Émile Chênevert aurait aimé lui aussi pouvoir s’appuyer sur des bandes vidéo récentes dans sa préparation. « Parce que je fais toujours beaucoup de vidéo, c’est déstabilisant de ne pas en avoir, a souligné le demi de coin étoile. Il faut se fier aux tendances du coordonnateur offensif. Dans ce contexte, il faudra se concentrer sur nos atouts. »

Vétéran de quatrième année, Chênevert se retrouve au sein d’une ligne tertiaire expérimentée.

« Nous avons assez d’atouts pour mener la défensive, a-t-il indiqué. L’an dernier, je ne me préparais pas pour tenir ma couverture trois secondes dans l’espoir que Mathieu Betts réussisse un sac. Je me préparais pour tenir le coup dix secondes et je réalisais que Mathieu avait réussi un sac seulement quand je voyais le receveur faire un signe de désespoir. On va se préparer pour des couvertures étanches comme on le faisait l’an dernier. »

« Je veux amener de l’intensité et faire mon 1/12 à la perfection, de poursuivre l’étudiant en médecine qui débute son externat la semaine prochaine. Les interceptions ne reflètent pas la qualité de ton jeu. Kevin (McGee) était un grand frère et il dirigeait bien la défensive, mais je ne vois pas de différence à la position de maraudeur avec son départ. »