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Mondiaux des maîtres de vélo de montagne: un titre émotif pour une Saguenéenne

Mondiaux des maîtres de vélo de montagne: un titre émotif pour une Saguenéenne
Photo Mathieu Bélanger

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 BEAUPRÉ | Il n’y a pas que les athlètes d’élite qui peuvent vivre de grandes émotions dans leur sport. Pour Audrey Boily, une policière de Saguenay, sa victoire d’hier après-midi en descente aux Championnats du monde des maîtres de vélo de montagne représentait carrément le «rêve d’une vie» après qu’elle soit passée à un cheveu de renoncer à la compétition.  

 Les yeux en larmes derrière ses lunettes de soleil après avoir complété le périlleux parcours du Mont-Sainte-Anne, la femme de 43 ans s’est livrée sur son combat des derniers mois alors qu’une sérieuse blessure a chamboulé sa préparation. Il y a quatre semaines, une lueur d’espoir lui a toutefois fait dire qu’elle serait en piste le jour de la course.  

 «J’ai subi une fracture de l’omoplate le 21 avril en chutant dans le New Hampshire, a-t-elle raconté au Journal. J’ai été en arrêt pendant trois mois et je pensais que ma saison était à l’eau, mais il y a quatre semaines, mon épaule guérissait bien et je me suis mis dans la tête de participer [aux Championnats du monde].»  

 Merci à son amoureux  

 Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette mère d’un adolescent de 17 ans ne s’est pas contentée de contempler les charmes de la montagne de Beaupré en piste. Elle a rendu hommage à son amoureux et entraîneur, Yves Larouche.  

 «J’ai mis tellement d’efforts depuis un an dans ma préparation mentale et physique, a souligné la Chicoutimienne. Je peux faire un check dans ma to-do list. Cette victoire, c’est grâce à mon amoureux, qui est mon coach et mon technicien. Je lui remets la moitié de ma victoire.»  

 Adepte de motocross à la base, Boily s’est mise à l’enduro il y a dix ans. Elle est ensuite tombée sous le charme de la descente il y a deux ans, après avoir découvert que la Québécoise Audrey Vaillancourt faisait partie du circuit de la Coupe du monde. Depuis, les deux vététistes ont pris part à différentes tranches au niveau provincial et national.  

 «J’ai commencé à la suivre, et ça a été un modèle pour moi de voir qu’une femme pouvait faire ça», a-t-elle reconnu.  

 Ses collègues au poste de police doivent maintenant s’y faire: ils ont une championne du monde à leurs côtés.