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Plaintes bidon contre son beau-frère policier

L’homme de Granby a tout fait pour gâcher sa carrière

Jean-Charles Benoît
Capture d’écran, TVA Nouvelles La victime Jean-Charles Benoît, policier à la SQ, est ici photographié en 2014.

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Un homme de Granby devra payer 15 000 $ à son beau-frère policier pour avoir tenté de saboter sa carrière en multipliant des plaintes criminelles et déontologiques bidon contre lui.

Possession d’une arme de poing illégale, vol de bateau, introduction par effraction, divulgation d’informations liées à des enquêtes policières ; Jean-François Plante n’a pas manqué d’imagination pour inventer de fausses accusations contre le conjoint de sa sœur, Jean-Charles Benoît, un sergent enquêteur à la Sûreté du Québec (SQ).

Partenaires d’affaires

La relation entre eux n’a pourtant pas toujours été acrimonieuse. Ils étaient partenaires d’affaires aux îles Turques-et-Caïques, mais l’amitié a laissé place à la hargne à la fin de 2015.

Plante a ensuite multiplié les plaintes criminelles et déontologiques contre Benoît sans aucune raison apparente. Il y a d’abord eu une plainte de vol de bateau... dont Benoît est pourtant aussi propriétaire.

« Il est évident que cette plainte a été déposée dans l’intention de nuire », peut-on lire dans le récent jugement rendu par le juge Gabriel de Pokomándy, de la Cour des petites créances à Granby, accordant 15 000 $ au policier.

Le sergent a expliqué en cour que les plaintes ont eu un impact sur sa carrière.

Il a notamment été rencontré par ses supérieurs après une fausse allégation concernant une arme illégale cachée chez lui. Puis il y a eu une perquisition chez lui. Il a aussi été rencontré par des enquêteurs des affaires internes.

« On lui a enlevé son cellulaire, son arme, son badge avant d’aller fouiller chez lui. Pour un officier de la [SQ], il s’agit d’une humiliation et atteinte à l’amour propre qu’il est facile de comprendre, mais qu’il est difficile de qualifier », peut-on lire dans le jugement.

Plante s’est aussi acharné en déposant des plaintes non fondées à la Commission de la déontologie policière et en se plaignant directement à Martin Prud’homme, grand patron de la SQ à cette époque, ainsi qu’à Me Madeleine Giauque, directrice du Bureau des enquêtes indépendantes.

Contacté par Le Journal hier, Jean-Charles Benoît a refusé de commenter. Il n’a pas été possible de joindre Jean-François Plante.