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Visiter des marais épurateurs au Jardin botanique

Visiter des marais épurateurs au Jardin botanique
PHOTO MARTIN ALARIE

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MONTRÉAL – Les visiteurs du Jardin botanique peuvent maintenant y observer le fonctionnement de marais épurateurs, qui constituent un exemple de solution efficace et durable à la pollution de l'eau causée par l'activité humaine.

Cette première station du Parcours des phytotechnologies a été inaugurée au Jardin botanique de Montréal, jeudi. Les deux marais filtrants, installés lors d'une restauration, permettent de purifier l'eau utilisée pour alimenter les plantes du jardin aquatique. Celle-ci est ensuite retournée aux bassins de collection et aux plates-bandes de plantes ornementales.

Visiter des marais épurateurs au Jardin botanique
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«Qu’il s’agisse d’un débordement d’eau fluviale contaminée ou encore d’un déversement accidentel de phosphore, d’ammoniac, de mercure ou encore d’autres contaminants, l’eau polluée par l’activité humaine est un enjeu de taille pour notre biodiversité», a expliqué Pierre B. Meunier, président du conseil d’administration de la Fondation Espace pour la vie.

Cette phytotechnologie est d'ailleurs utilisée à la plage Jean-Doré et à la Biosphère afin «de traiter les eaux usées des toilettes et des lavabos du musée», indique ce dernier.

Un bassin central chauffé a également été ajouté aux installations afin d’accueillir des plants d’une variété de Victoria, sorte de nénuphar géant. Des améliorations techniques ont aussi été intégrées au concept de jardin aquatique original, construit en 1938. Par exemple, la circulation de l’eau est dorénavant en circuit fermé afin de diminuer l’apport d’eau d’aqueduc et des marais pour filtrer l’eau de part et d’autre des bassins.

Visiter des marais épurateurs au Jardin botanique
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Stations à venir

Le Parcours des phytotechnologies, qui vise à promouvoir l’utilisation de plantes vivantes pour résoudre certains problèmes environnementaux, se déclinera en six autres stations. Le projet devrait être complété d’ici 2024.

La prochaine station, dont les travaux ont débuté au mois d’août, montrera comment utiliser les plantes en guise d’alternative aux approches conventionnelles et d’ingénierie afin d’équilibrer l’écosystème.

«Les stations suivantes permettront également de traiter les eaux de ruissellement, de diminuer l’effet de chaleur du stationnement, de stabiliser les berges des étangs, de diminuer l’impact des bruits de la ville et de décontaminer les sols», a expliqué le directeur d'Espace pour la vie, Charles-Mathieu Brunelle.

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