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Les Jardins de Doris: bien plus que des jardins enchanteurs

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MATANE | Il y a 20 ans, Doris Côté et Sylvain Ross débutaient leur retraite, mais pas question pour cette secrétaire médicale et pour cet employé d’une usine de pâtes et papiers de se reposer. Au contraire, depuis la fondation des Jardins de Doris, ils n’ont jamais autant travaillé.

«Au début, on commençait ça, c’était un hobby. Dans un premier temps, on pensait faire un verger au lieu d’un jardin botanique, mais au fur et à mesure des années, on s’est ambitionnés», a expliqué le cofondateur, Sylvain Ross.

Les Jardins de Doris sont devenus au fil des ans un attrait touristique incontournable à Matane, comptant près de 7000 visiteurs chaque été.

On y retrouve des aménagements paysagers sur quatre acres de terrains, en plus d’une fermette.

En 20 ans, les propriétaires n’ont jamais empoché de salaire, ils ont toujours réinvesti dans leur rêve.

Mais les Jardins cachent un secret bien gardé. Depuis le début de l’aventure, les propriétaires aident des jeunes qui traversent une période difficile.

Au cours des 20 dernières années, plus de 1000 jeunes ont travaillé aux Jardins. Plusieurs délinquants viennent y faire leurs travaux communautaires ou encore compensatoires. Des jeunes souffrant de déficience intellectuelle ou encore d’autisme passent leurs journées dans cet environnement calme et rassurant.

«Il n’y a pas de mauvais jeunes, il y a juste des mauvais départs, d’après moi», a souligné la cofondatrice, Doris Côté.

De nombreux décrocheurs sont retournés sur les bancs d’école après y avoir fait un séjour.

Doris et Sylvain n’apportent pas que du travail pour ces jeunes désavantagés. Ils offrent aussi une oreille attentive.

Didier Thibault, qui y travaille depuis peu, soutient que ce passage aux Jardins de Doris lui a permis de se reconstruire.

«C’était l’endroit idéal avec Sylvain et Doris, qui sont vraiment des personnes humaines», a-t-il confié à TVA Nouvelles.

Mais, comme bien des entrepreneurs, Doris et Sylvain s’inquiètent pour la relève. Des entreprises ont démontré un intérêt pour faire l’achat des Jardins, mais sans vouloir poursuivre la mission. Pour Doris et Sylvain, cette slution est inconcevable.