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Vandalisme dans les bleuetières de la Côte-Nord

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L’Association des producteurs de bleuets de la Côte-Nord dénonce les actes de vandalisme dont sont victimes les producteurs de petits fruits de la région depuis quelques années.

Daniel Harvey et sa conjointe cultivent le bleuet sur une superficie de 110 hectares dans la Manicouagan. Chaque année, ils doivent se battre contre le vandalisme, explique M. Harvey, qui préside l’Association. «C’est un manque de civisme de [la part de] certaines personnes», soutient-il. 

Terrains saccagés, pancartes brisées, clôtures coupées: ne voici que quelques exemples de méfaits subis par les producteurs. 

«Année après année, il y a toujours quelques méfaits qui se produisent dans nos bleuetières, dans la mienne et dans celles des autres producteurs, déplore Daniel Harvey. Et dans d’autres productions également, le Centre de recherche Les buissons [pomme de terre] par exemple, les producteurs de fraises et de framboises aussi.» 

Les conséquences de ces actes sont nombreuses pour l’industrie du bleuet, sur la production, mais aussi sur la motivation des producteurs de la Côte-Nord. En arrachant les pancartes, certains cueilleurs pourraient même mettre leur santé en danger. 

«Parce que le producteur qui identifie son champ en production et qui aurait fait un traitement d’herbicide ou d’insecticide et qu’une personne arrache l’affiche et qu’un cueilleur vient cueillir ses fruits qui sont “contaminés”, ça pourrait causer des problèmes à certaines personnes», met en garde Daniel Harvey. 

Des caméras de surveillance ont été installées et des plaintes ont été déposées à la Sûreté du Québec. 

Selon le président de l’Association des producteurs de bleuets de la Côte-Nord, ces situations se produisent très rarement au Saguenay–Lac-Saint-Jean, qui est pourtant un grand producteur du petit fruit bleu.