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Audition porno sous haute surveillance à Québec

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Une audition porno tenue par un producteur de films pour adultes s’est tenue dans le stationnement du bar St-Josef, samedi soir, sous une surveillance policière marquée.

L’établissement accueillait une soirée sous le thème de « casting party », en référence aux auditions du producteur AD4X.

Les auditions se sont tenues samedi soir dans une limousine stationnée aux abords du bar St-Josef.
Photo Didier Debusschère
Les auditions se sont tenues samedi soir dans une limousine stationnée aux abords du bar St-Josef.

Les auditions ont eu lieu dans une limousine stationnée aux abords du bar. Pour avoir accès au véhicule et faire ainsi ses preuves auprès du producteur, les participants devaient être parmi les fêtards à l’intérieur du bâtiment.

Un billet au coût de 20 $ devait être acheté pour y accéder.

Haute surveillance

Au passage du Journal, samedi soir, des spectateurs commençaient à débarquer au bar St-Josef. Un peu plus tard, la limousine a fait son arrivée.

Photo Didier Debusschère

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) observait attentivement les lieux, comme promis, alors que des autopatrouilles étaient positionnées légèrement en retrait. Au moment de mettre sous presse, aucune infraction n’avait été observée, a indiqué le corps policier.

« Pas grand-chose »

Cette semaine, la tenue de ces auditions a fait jaser dans plusieurs médias et a soulevé l’ire du conseil exécutif de la Ville de Québec, qui a adopté une résolution pour dénoncer l’événement.

Photo Didier Debusschère

Le maire de Québec, Régis Labeaume, avait convenu qu’aucune disposition du Code criminel ne pouvait empêcher le déroulement de la soirée, mais que deux infractions municipales étaient susceptibles d’être constatées.

Encore samedi, le fondateur de l’entreprise de films pour adultes AD4X, André de la Seine, assurait au Journal être bien outillé juridiquement pour faire valoir la légalité de son événement.

« Ça fait plusieurs fois qu’on fait des auditions dans ce genre-là, a-t-il rappelé. Finalement, c’est beaucoup de mousse pour pas grand-chose. »