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En toute simplicité...

Campeau 0824
Photo courtoisie La légende du Canadien, Maurice Richard, taquinait toutes les espèces, mais il avait une préférence marquée pour la truite mouchetée.

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Lorsqu’on part à la pêche, on ne veut rien oublier afin de maximiser nos chances de déjouer les espèces visées.

Nous vivons à une époque où les amateurs peuvent compter sur des équipements à la fine pointe de la technologie.

Il suffit de penser aux sonars et aux sondes qui détectent presque tout dans les bas-fonds, aux GPS, aux downriggers, aux cannes fabriquées avec des matières qui transmettent les touches à la vitesse de l’éclair, aux fils qui n’étirent plus et qui permettent à l’utilisateur de percevoir les transitions au fond de l’eau, aux milliers de modèles de leurres disponibles en boutique, etc.

Le sourire du Rocket en dit long sur son amour de la pêche.
Photo courtoisie
Le sourire du Rocket en dit long sur son amour de la pêche.

Bref, quand on part à l’aventure, la boîte de la camionnette semble toujours remplie à ras bord.

De beaux souvenirs

Le légendaire Maurice Richard et son épouse Lucille ont eu cinq garçons et deux filles. Selon Suzanne, la plus jeune de celles-ci : « Mon père partait à la pêche aussi souvent qu’il le pouvait. Il voulait éviter les flaflas, être à l’écart des caméras, avoir la paix et fraterniser avec ses compagnons, etc. Il s’agissait pour lui du moyen ultime pour décompresser et se changer les idées ».

Michel et Yvon Leduc avaient eu beaucoup de plaisir à déjouer les dorés avec M. Richard lors d’une sortie sur le lac des Deux-Montagnes en octobre 1989.
Photo courtoisie
Michel et Yvon Leduc avaient eu beaucoup de plaisir à déjouer les dorés avec M. Richard lors d’une sortie sur le lac des Deux-Montagnes en octobre 1989.

Le conjoint de Suzanne depuis près de quatre décennies, Michel Leduc, est un avide pêcheur. Il a participé à plusieurs compétitions de haut niveau.

Au cours des 20 dernières années de vie du no 9, il a eu la chance de taquiner les poissons à maintes reprises avec ce dernier. « Maurice considérait qu’il n’avait nul besoin d’une grosse embarcation, d’un sondeur performant, d’une canne à 200 $, etc. En fait, pour lui, c’était tout à fait le contraire », confiait cet homme d’affaires de Rigaud.

« Mon beau-père se déplaçait partout dans l’arrière-pays, dans des zones peu accessibles, pour capturer des ombles de fontaine. Le seul équipement qu’il trimballait était son fidèle moteur hors-bord de 2 hp, un ensemble pour le lancer léger, un mini-coffret de trois pouces par six qui contenait une demi-douzaine de cuillères, des bas de lignes et des émerillons ainsi que des vers de terre », ajoutait-il à propos de celui qui a remporté huit coupes Stanley, dont cinq d’affilée.

Destination

Le premier hockeyeur à avoir atteint le plateau des 500 buts a été membre de plusieurs clubs privés, dont celui qui se nommait Le Veltic, situé à une heure de vol au nord de Saint-Michel-des-Saints.

« Il se rendait au moins une douzaine de fois par été aux lacs Bent, Long et Croche », indiquait M. Leduc.

Il surenchérissait en mentionnant : « Ce qui était remarquable de M. Richard, c’est qu’en tout temps, lorsqu’il était libre, il ne lui fallait pas plus de 10 minutes pour ramasser ses pénates et partir à l’aventure. »

Ce héros sportif au tempérament explosif qui a joué 18 saisons pour le Canadien était invité chez plusieurs pourvoyeurs où, d’ailleurs, de nombreux lacs et sites ont été rebaptisés en son honneur.

En affaire

Le fil de pêche Clipper, vendu par M. Richard, était en vente partout dans la Belle Province.
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Le fil de pêche Clipper, vendu par M. Richard, était en vente partout dans la Belle Province.

Notre vedette nationale, décédée d’un cancer abdominal à l’âge de 78 ans, a été propriétaire à l’époque de la compagnie Générale de lignes de pêche limitée. Il a vendu avec succès dans les boutiques et les grandes chaînes ses divers monofilaments, qui portaient le nom de Clipper.

Un vrai de vrai

« Pour mon père, mis à part sa famille, il ne vivait que pour le hockey et pour la pêche. Tout devait se dérouler en toute simplicité et il souhaitait toujours être aussi performant avec son lancer léger qu’il l’était avec son bâton de hockey », se remémorait avec une larme à l’œil la fille du légendaire no 9, Suzanne.