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Joanik Masse casse la glace

Le porteur de ballon du Rouge et Or sera de l’alignement partant dimanche contre le Vert & Or après une année en dents de scie

Joueur par excellence en Division 1 en 2017, le porteur de ballon Joanik Masse a dû patienter une saison avant de faire ses débuts avec le Rouge et Or.
Photo Didier Debusschère Joueur par excellence en Division 1 en 2017, le porteur de ballon Joanik Masse a dû patienter une saison avant de faire ses débuts avec le Rouge et Or.

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Joanik Masse ne pouvait pas espérer un plus beau cadeau d’anniversaire.

Vendredi soir après l’entraînement, la même journée que son anniversaire, le porteur de ballon a obtenu la confirmation qu’il serait de l’alignement du Rouge et Or de l’Université Laval pour la première fois de sa carrière, dimanche, en lever de rideau de la saison face au Vert & Or de l’Université de Sherbrooke.

« Mon travail a été payant, a résumé le porteur de ballon qui a été sacré joueur par excellence du circuit collégial Division 1 avec les Faucons de Lévis-Lauzon en 2017. Je suis content de l’opportunité et je suis définitivement plus prêt que l’an dernier. »

« L’an dernier, je n’avais été là que les deux semaines du camp d’entraînement et je n’étais pas cent pour cent prêt, de poursuivre Masse. J’étais absent pendant l’été pour me concentrer sur mes cours, et cela a paru toute la saison. C’était cent pour cent de ma faute. De plus, il y avait quatre super bons porteurs que je ne pouvais pas déclasser. »

Justin Éthier estime que le cas de Masse ne devrait pas être l’exception, mais la règle. « C’est un bel exemple de ce que devraient être le recrutement et le développement, a affirmé le coordonnateur offensif lavallois. Certains pensent que la transition entre les deux niveaux doit se faire rapidement, mais ils sous-estiment la qualité de notre Conférence. Tant mieux si un joueur peut avoir un impact dès le départ, mais c’est normal qu’il y ait un apprentissage à faire, et l’objectif est que la recrue ait un impact à sa 3e saison. »

Au-delà de son apprentissage, Éthier a adoré l’attitude de Masse. « Après une grande carrière collégiale, il aurait pu protester ou s’apitoyer sur son sort, mais il a été humble, patient et il a appris, a-t-il louangé. Joanik a connu un très bon camp et il est plus en contrôle que l’an dernier. »

Face au Vert & Or, Vincent Breton-Robert sera le porteur de ballon partant, ce qui constituera le premier départ de sa carrière.

Mauvais départ

Éthier appréhende-t-il une mauvaise performance de l’offensive, comme ce fut le cas l’an dernier lors du premier match à Sherbrooke ? Il a abordé le sujet avec ses ouailles cette semaine.

« Pour une raison bizarre, nous avions gelé et n’avions jamais été en mesure de connaître une bonne première séquence, a-t-il rappelé. On s’était replacé la semaine suivante. C’était [déraisonnable] de penser qu’on peut avoir une cohésion parfaite lors du premier match, surtout après un camp de seulement deux semaines. Lors d’un premier match, il faut avoir la mémoire courte et passer rapidement au prochain jeu. »

Éthier comptera trois quarts-arrière en uniforme : le partant Samuel Chénard, David Pelletier et la recrue Thomas Bolduc. « Au cours des deux dernières années, on habillait seulement deux quarts-arrière, mais on avait Christian Dallaire comme troisième si quelque chose survenait, a-t-il expliqué. On veut que Christian se concentre sur son rôle d’ailier espacé et on jugeait normal de miser sur un troisième pivot. »

Un papa à temps plein

Papa d’une petite fille d’un an et demi, Samuel Piché-Luneau joue aussi son rôle de père avec le Vert & Or.

Le plaqueur Samuel Piché-Luneau est une pièce importante de l’unité défensive du Vert & Or.
Photo courtoisie, Vert & Or
Le plaqueur Samuel Piché-Luneau est une pièce importante de l’unité défensive du Vert & Or.

Parmi les rares joueurs de 5e année, le plaqueur est entouré de près de 60 coéquipiers qui en sont à leur première ou leur deuxième saison universitaire. « C’est différent comme ambiance, et mon rôle de leader et de père est plus grand, a raconté le plaqueur de 6 pi 3 po et 300 livres. Les jeunes ont une bonne maturité et de l’énergie à revendre. Ça joue vite et ça frappe fort. »

« On recommence à zéro avec une page blanche, de poursuivre Piché-Luneau. Ça permet d’effacer les faux plis des plus vieux. Il y a moins de chialage et les gars embarquent plus dans les plans de l’entraîneur. Tous ces jeunes ont été recrutés par coach Lecompte et ils partagent les mêmes valeurs. Les plus vieux ne sont pas à part et on cadre bien dans le décor. L’équipe a besoin de vétérans. Plusieurs jeunes ont vu du terrain l’an dernier. C’est mieux que de miser sur des gars de 3e ou 4e année qui n’ont pas joué. »

Deux changements

Comment Piché-Luneau parvient-il à jongler avec toutes ses responsabilités ? « Depuis que je suis père, j’ai une motivation de plus et je suis meilleur à l’école, a-t-il affirmé. J’étudie plus parce que je sais que je ne peux pas perdre de temps. »

Samuel Polan se plaît lui aussi dans ce nouvel environnement. « L’ambiance est super bonne et je n’ai jamais vu ça en cinq ans, a déclaré le demi de coin qui a été muté comme demi défensif cette saison. Il y a une grosse cohésion dans le groupe et ce n’est que du positif. Ma présence est profitable pour les jeunes, et moi aussi je grandis là-dedans. »

En plus de changer de position, Polan vit un autre changement important. Il est séparé de son frère jumeau Gabriel, qui ne jouera pas cette année en raison d’une blessure au genou droit et qui espère retourner au camp du Rouge et Noir d’Ottawa en mai prochain.

« C’est particulier parce qu’on a toujours joué ensemble depuis l’âge de six ans, sauf durant nos trois années collégiales, où j’évoluais avec les Volontaires et Gabriel avec les Géants, a raconté celui qui a été élu sur la 2e équipe d’étoiles au pays en 2016 comme demi de coin, mais c’est une motivation supplémentaire de faire briller mon prénom et le nom Polan pour une dernière année dans les rangs universitaires. »

Polan voit d’un bon œil son changement de position. « Je vais pouvoir amener beaucoup de vitesse sur le “edge” (coin de la ligne), a-t-il expliqué. Je vais être impliqué tant sur la passe que sur la course. Et parfois selon la rotation des receveurs, je vais monter comme maraudeur. »