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Nul n’est prophète en son pays

Le G7 s’ouvre aujourd’hui à Biarritz. Ce dernier sommet avant l’élection du 21 octobre prochain est le moment idéal pour réfléchir à l’image qui se dégage en ce moment du Canada dans l’œil international.

Nul n’est prophète en son pays
AFP

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Le G7 s’ouvre aujourd’hui à Biarritz. Ce dernier sommet avant l’élection du 21 octobre prochain est le moment idéal pour réfléchir à l’image qui se dégage en ce moment du Canada dans l’œil international. 

Alors qu’au pays l’image du premier ministre Trudeau est parfois mise à mal, il suffit de questionner des étrangers sur leur perception pour comprendre combien le Canada fait l’envie de bien des observateurs. 

Jeunesse et positivisme 

J’ai eu l’occasion de discuter avec des amis étrangers tout au long de l’année, et l’image qu’ils retiennent de notre premier ministre est plus que positive. On admire l’attitude positive, rassembleuse et accessible de Justin Trudeau.  

De notre point de vue, il semble difficile de comprendre à quel point nous sommes privilégiés d’avoir un premier ministre qui soit aussi sensible, abordable et près des gens. Demandez à des Français, des Américains ou des Brésiliens (parce que c’est à eux que je l’ai fait) comment ils perçoivent notre chef d’État comparativement au leur.  

Demandez aussi à des touristes ce qu’ils pensent d’un premier ministre qui prend part à des marches de la fierté, qui se prête à des bains de foule, qui danse dans des fêtes culturelles et qui serre des citoyens dans ses bras. Bon nombre d’entre eux vous diront combien ils aimeraient que leur chef d’État soit plus près des électeurs, plus humain, plus «normal». 

La jeunesse que certains reprochent à Justin Trudeau est perçue à bien des endroits comme un gage de renouveau et de transformation de la politique sous toutes ses coutures. 

Leadership nuancé 

Justin Trudeau a présenté cette semaine son bilan en matière de relations internationales devant les membres du Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM).  

De ce bilan se dégagent de nombreuses réussites, des progrès importants dans plusieurs dossiers complexes et surtout, une approche nuancée et patiente de la part de notre gouvernement. 

Pourtant, au pays, on retient davantage les faux pas du premier ministre, notamment lors de son voyage en Inde, au lieu de réaliser combien notre chef d’État a su faire face à l’adversité pendant les quatre dernières années. La puissance et l’attitude belliqueuse de notre voisin du sud ont donné du fil à retordre à ses interlocuteurs partout dans le monde, mais le Canada a su tirer son épingle du jeu dans ses négociations pour le renouvèlement de l’ALENA, notamment. 

Est-ce qu’un autre premier ministre aurait su s’en tirer de meilleure manière? Rien n’est moins certain. 

Les discussions qui auront cours pendant le G7 de Biarritz dicteront l’agenda international du prochain premier ministre du Canada. Urgence climatique, droits humains, commerce international et crise migratoire sont au menu. Souhaitons que le Canada conserve son rôle de leader positif parmi ses homologues et que des engagements fermes découlent de cette dernière rencontre avant le rendez-vous électoral d’octobre.