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Pas question de prendre les Argos à la légère

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Fortement négligés, les Argonauts de Toronto pourraient représenter une proie facile ou, complètement à l’opposé, un piège pour les Alouettes.

Chose certaine, les membres de la formation montréalaise refusent de se fier au classement pour se préparer. Dans le cadre de l’événement Touché Atlantique, dimanche, les Moineaux feront face au club qui pointe actuellement au dernier rang du classement dans l’Association de l’Est de la Ligue canadienne de football (LCF) avec une fiche de 1-7.

Après un duel âprement disputé contre les Stampeders de Calgary que son clan a remporté au compte de 40 à 34 en prolongation, l’entraîneur-chef Khari Jones ne croit pas qu’une baisse de régime pourrait frapper sa troupe.

«C’est un match comme les autres, a-t-il avancé. Nous traitons toutes les équipes de la même façon, que ce soit Calgary ou Toronto. C’est une équipe dans la LCF pouvant gagner des matchs, et ils l’ont démontré. Ce sera une bataille, et nous sommes prêts.»

«Je me concentre plus sur notre jeu que sur l’adversaire», a-t-il ajouté.

Le joueur de centre Kristian Matte a lui aussi vanté la parité au sein du circuit, vendredi, au terme du dernier entraînement de l’équipe avant de prendre l’avion pour le Nouveau-Brunswick.

«Bien des gens croient que ça peut être un piège, a concédé Matte. Mais nous, peu importe contre qui on joue, on sait que ça va être difficile. C’est la Ligue canadienne, il y a beaucoup de parité. Il y a beaucoup de bons joueurs dans chaque équipe, et n’importe quoi peut arriver lors de chaque match.»

«Il faut simplement analyser nos adversaires et leurs tendances, il faut suivre le plan de match, puis faire le moins d’erreurs possible. En faisant cela, on a une chance de gagner.»

Un plus pour l’attaque

Officiellement, les Argonauts seront l’équipe à domicile à Moncton. Dans les faits toutefois, les Alouettes pourraient profiter de l’appui d’une majorité de partisans, puisque le voyage pour les partisans montréalais est moins long que celui pour les amateurs de Toronto.

Jones espère malgré tout un bon départ de ses protégés. Quelques jeux explosifs pourraient rapidement faire pencher les spectateurs locaux du côté de l’équipe québécoise.

«J’espère qu’on pourra bien jouer et avoir la foule de notre côté. Lorsqu’on joue en territoire neutre, tu ne peux pas savoir comment la foule réagira. Elle veut probablement seulement voir un bon match. J’espère quand même que quelques Québécois feront le voyage!», a lancé Jones, avec son sourire habituel.

Matte a profité de la situation pour lancer une petite flèche à ses rivaux ontariens, qui peinent à attirer les Torontois au BMO Field.

«Honnêtement, ça ne fait pas une grosse différence, parce que même à Toronto, ce n’est pas une foule très bruyante. Il n’y a que quelques stades où il faut être patient et se préparer pour le bruit, comme à Winnipeg et Regina», a-t-il laissé entendre.