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Une année de rêve

Brigitte Thibault n’oubliera jamais son extraordinaire saison 2019

Brigitte Thibault
Photo courtoisie, Golf Canada Brigitte Thibault termine une année de rêve en participant à l’Omnium canadien qui se termine dimanche.

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AURORA, Ontario — Brigitte Thibault saute dans l’avion ce soir, direction la Californie. Cette envolée signifie théoriquement la fin de son exceptionnelle saison 2019. En rejoignant les Bulldogs de l’Université Fresno en prévision de sa troisième campagne dans la NCAA, ce sera le début d’une nouvelle aventure.

Brigitte Thibault a remporté la médaille de bronze au tournoi de golf par équipe aux Jeux panaméricains de Lima, au Pérou.
Photo courtoisie, Golf Canada
Brigitte Thibault a remporté la médaille de bronze au tournoi de golf par équipe aux Jeux panaméricains de Lima, au Pérou.

Depuis janvier, la jeune golfeuse québécoise n’a pas arrêté une seconde en multipliant les tournois collégiaux et les championnats amateurs du monde qui l’ont menée jusqu’aux Jeux panaméricains de Lima, au Pérou. Un véritable ouragan d’émotions.

On pourrait penser que l’annonce de sa participation au prestigieux premier Championnat amateur féminin du Augusta National, en janvier, représente le coup d’envoi de cette folle année. C’est faux.

« C’est le moment où Golf Canada m’a nommée sur la formation nationale, a signalé Thibault en entrevue avec Le Journal de Montréal à l’Omnium canadien. J’étais bien entourée à Fresno. On travaillait tout le côté technique de mon jeu, mais l’arrivée de Tristan Mullally (entraîneur-chef de la formation féminine canadienne) m’a apporté beaucoup. Il a amené une nouvelle vision à la planification en réorganisant mes rondes de pratique, ma prise de notes et l’analyse. Ça fait une énorme différence. »

La pièce manquante

Thibault ne discrédite surtout pas son entraîneuse chez les Bulldogs, Emily Loftin, mais l’expertise de Mullally fut en quelque sorte une bénédiction. Elle a appris à le connaître et travailler avec lui. Ils ont fondé une solide relation par leurs nombreux voyages sur la route aux quatre coins de l’Amérique et de l’Europe.

En identifiant exactement ce qui clochait dans son jeu, elle a mis les bouchées doubles et triples sur les verts. Plutôt que de laisser des coups sur les parcours, elle les a mis dans ses poches. Par son travail acharné, elle a gagné en moyenne deux coups par ronde avec son fer droit.

« Les gens ne voient pas tout le chemin que j’ai parcouru depuis un an. Il ne faut pas se fier qu’aux résultats, a expliqué celle qui occupe le 178e rang mondial amateur, le meilleur chez les Canadiennes. J’ai trimé dur sur mon jeu court, qui n’était pas à la hauteur. Et ça s’est traduit avec deux victoires cette année en plus des nombreux bons résultats. »

En effet, uniquement sur la scène collégiale de la NCAA, sa moyenne de 72,93 en 2018-2019 est nettement meilleure que celle de 74,73 à son année « freshman ».

« Ce sont tous les petits détails, tant sur le parcours qu’en préparation, qui font la différence. Elle a appris rapidement et grandi de chacune de ses expériences, a noté Mullally. Elle comprend ce qu’elle doit faire pour s’améliorer. Elle a définitivement amélioré sa préparation à l’entraînement et à l’approche d’un tournoi. Ça s’est traduit par de meilleures performances sur le terrain. Son développement est incroyable. »

Immense fierté

L’athlète de Rosemère n’oubliera pas de sitôt sa saison 2019. En tombant sous le couperet à Augusta, en avril, après une deuxième ronde qui lui a valu une grande leçon, elle avait déclaré qu’elle « apprenait davantage quand ça va mal, et que je dois me battre ».

Ça ne pouvait être plus vrai. Elle s’est battue à chacune de ses présences sur les parcours, remportant au passage le championnat de la conférence Mountain West (NCAA) 10 jours après sa participation au Championnat amateur féminin du Augusta National, et le championnat amateur de l’Ontario au début juillet. Il faut ajouter à ce palmarès des performances convaincantes dans de grands tournois internationaux, tels le North and South et la Porter Cup.

« C’est tellement plaisant de revivre cette belle année. J’ai vécu de belles expériences. C’est incroyable, a relaté celle qui a également participé au Championnat amateur britannique et foulé le parcours du Royal Portrush en entraînement grâce à Mullally.

Je suis fière de tout ce que j’ai réussi. On me parle de ce que j’ai accompli, mais derrière tout ça, je vois que j’y suis parvenue même si mon élan n’était pas à point. »

Nouvel élan

En fait, Loftin et Mullally avaient entrepris tout un chantier au début du printemps, travaillant une portion de sa rotation à la fois.

« J’ai changé physiquement et je m’améliore. C’est positif. Je n’avais jamais réellement trouvé la stabilité dans mon élan, car j’optais plutôt pour le confort. Je n’avais plus le choix. Il fallait faire des changements. Je vois la différence. Je m’égare moins souvent et c’est moins coûteux qu’auparavant. »

Brigitte a donc terminé son année de rêve avec une participation à l’Omnium canadien à Aurora. Même si elle n’a pas résisté au couperet, elle en a retiré d’autres bonnes leçons. Véritable battante, elle s’attaquera à ce qui lui manque afin de faire son chemin jusqu’à la LPGA.

Et ça commencera en retombant dans ses pantoufles des Bulldogs cette semaine. Elle pourra souffler un peu avant de reprendre l’entraînement et plonger le nez dans ses bouquins d’affaires.

  • 178e golfeuse mondiale amateur
  • 2 victoires
  • 13 Top 10
  • Médaillée de bronze aux Jeux panaméricains de Lima en équipe
  • 14e au Championnat amateur canadien
  • 17e au Championnat amateur North and South
  • 1re au Championnat amateur de l’Ontario
  • 67e au Championnat amateur britannique
  • 3e au Porter Cup
  • 1re au Championnat de conférence NCAA Mountain West
 
 
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