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Abraham Toro, le modèle à suivre de la nouvelle génération

Abraham Toro, le modèle à suivre de la nouvelle génération
Photo AFP

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MONTRÉAL – Dans les années 1960 et au début de la décennie suivante, Claude Raymond a ouvert la voie du baseball majeur aux jeunes d’ici. Beaucoup plus tard, il y a eu Éric Gagné, puis Russell Martin. Maintenant, Abraham Toro semble prêt à porter le flambeau et à devenir le visage de son sport auprès des Québécois de sa génération.

L’arrivée de l’athlète de 22 ans au sein du plus important circuit professionnel de baseball au monde envoie un message puissant à ceux souhaitant suivre un jour ses traces. Toutefois, l’accession au sommet ne constitue pas un cadeau venu du ciel: une carrière dans les grandes ligues requiert surtout du travail acharné et exemplaire.

«Le baseball au Québec, c’est possible, et quand on veut, on peut», a affirmé Kimberling, la sœur du baseballeur de Longueuil, en entrevue téléphonique, dimanche. «Il suffit de regarder Abraham. On croit en lui et il croit en lui; on le voit travailler tellement fort. Sa discipline est incroyable, et il mise sur une grande force mentale. Qu’il soit fatigué ou non, il va s’entraîner.»

Sans surprise, la mère du joueur d’avant-champ des Astros de Houston, Yamila Hernandez, est du même avis. Avec la possible retraite du receveur des Dodgers de Los Angeles Russell Martin, qui n’a pas encore décidé s’il jouera en 2020, le Québec aurait pu se retrouver sans véritable modèle dans les majeures. Cependant, la progression à la vitesse grand V de Toro change la donne. Et en plus, il affiche une «attitude admirable» aux yeux de Mme Hernandez, une qualité qui devrait lui attirer la sympathie de tous, incluant les partisans et ses coéquipiers.

«Le message qu’il transmet, c’est d’y croire. Il vit son rêve et il accomplit son travail. Pour son âge, c’est un enfant très fort mentalement, mais surtout, il s’amuse. Il doit profiter de chaque instant, car la vie peut changer en une seconde», a-t-elle mentionné.

Merci au Québec

Malgré l’éloignement de son fils parti jouer aux États-Unis, Mme Hernandez insiste sur la place prépondérante qu’occupe le Québec dans la vie – passée, présente et future – de sa famille, qui a quitté le Venezuela peu après la naissance de Toro. Aussi, le porte-couleurs des Astros doit beaucoup à la Belle Province.

«Je ne regrette pas qu’on soit venus ici. Mes trois enfants ont réussi leur vie, et si Abraham a joué, c’est grâce au soutien de tous», a-t-elle indiqué, évoquant au passage la contribution de Baseball Québec quant au développement des jeunes joueurs. «Parfois, c’est normal pour des immigrants de remettre certaines choses en question, mais nos enfants sont restés motivés, et on s’est tous entraidés. On a donné des outils à Abraham, et il n’a pas quitté la maison pour rien.»

La présence de Toro à Houston montre également tout le potentiel du baseball québécois, d’après Mme Hernandez.

«Ça va inciter encore plus de jeunes à choisir le baseball et ça va promouvoir ce sport ici. Tout cela prouve qu’on a du talent», a-t-elle lancé.