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Les controversés panneaux appelant à dire «non à l’immigration de masse» seront retirés

Une affiche opposée à « l’immigration de masse » qui était en place depuis samedi à Québec.
Photo Didier Debusschère Une affiche opposée à « l’immigration de masse » qui était en place depuis samedi à Québec.

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Devant «la critique accablante» exprimée depuis l’installation de panneaux montrant Maxime Bernier, le chef du Parti populaire du Canada, appelant à dire «non à l’immigration de masse», la compagnie d’affichage Pattison a décidé que ces messages seraient retirés.   

«La critique reçue par Pattison Affichage, durant la fin de semaine, du public, dans la presse et sur les médias sociaux concernant les panneaux du Parti populaire conçus (et payés) par True North Advertising Corp. a été accablante», a déclaré le président de la division du groupe Pattison, Randy Otto, dans un message sur les réseaux sociaux en fin d’après-midi, dimanche.    

M. Otto a expliqué que la compagnie n’avait jamais eu l’intention d’offenser ou d’insulter le public en permettant l’installation de ces annonces. Il a dit regretter la décision d’avoir permis que ce projet aille de l’avant.    

«Nous allons informer True North Advertising Corp. lundi que les affiches seront retirées de nos sites aussitôt que possible», a-t-il assuré.     

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Cette décision survient moins de deux jours après que la présence de ces controversés panneaux eut été constatée dans plusieurs villes du pays, dont Québec, Halifax, Toronto, Regina, Calgary et Vancouver.    

Quelques heures plus tôt, dimanche, alors qu’il lançait sa campagne nationale en Beauce, Maxime Bernier a soutenu que même si son visage et les couleurs de son parti apparaissent sur ces panneaux il n’a aucun lien avec leur auteur.    

«Non. Pourquoi j’en aurais?» a simplement répondu le chef du Parti populaire du Canada (PPC) à la question d’un journaliste qui lui demandait s’il avait des liens avec Frank Smeenk, qui dirige True North Strong & Free Advertising, le groupe d’intérêt qui a autorisé la campagne publicitaire.    

M. Smeenk est aussi président-directeur général de la compagnie minière torontoise KWG Resources.    

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«Il n’y a rien là!»  

L’élu beauceron est cependant bien loin de s’offusquer de cette démarche. «Il n’y a rien là!» s’est-il exclamé devant les médias, à Sainte-Marie, dimanche, où il lançait sa campagne nationale.    

Les pancartes publicitaires invitent les électeurs à dire «NON à l’immigration de masse», un terme que le PPC reprend lui-même sur son site web.    

«Je suis choyé qu’un Canadien veuille faire la promotion d’une de nos politiques. [...] Si vous pensez que ce panneau-là est anti-immigration, c’est votre problème, vous ne savez pas lire», a dit M. Bernier.    

150 000 immigrants  

Dans son discours, Maxime Bernier s’en est pris au «multiculturalisme extrême», affirmant aussi que le Canada ne peut continuer à accueillir des immigrants et des réfugiés au rythme actuel.    

Il estime que le Canada accueille environ 350 000 immigrants par année. Il propose d’abaisser ce nombre à 150 000.    

«L’immigration de masse, c’est 350 000 personnes qui entrent au Canada [chaque année], et si ça continue, ça va être des millions et des millions. Il faut s’assurer que ces gens-là, qui viennent ici, partagent nos valeurs, aient des entrevues avec les gens et s’intègrent à la société», a déclaré M. Bernier.    

Avec l’Agence QMI