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Maxime Bernier attaque son ancienne famille politique

Il lance sa campagne en Beauce en s’en prenant aux «vieux partis»

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SAINTE-MARIE | À deux mois des premières élections de son jeune parti, Maxime Bernier a lancé sa campagne nationale en Beauce devant quelques centaines de partisans, dimanche, en dénigrant son ancienne formation politique, un « vieux parti » comme les autres à ses yeux. 

« Il y a un an, j’ai quitté un parti moralement et intellectuellement corrompu. On n’a plus besoin de le nommer maintenant. Les gens savent », a tonné le chef du Parti populaire du Canada (PPC) à propos des conservateurs d’Andrew Scheer que plusieurs sondages récents placent au nez à nez avec le Parti libéral du Canada, et parfois même en avance. 

C’est dans son fief électoral, en Beauce, que Maxime Bernier a choisi de lancer la campagne nationale de son Parti populaire du Canada, qui aura bientôt un an d’existence.
Photo Dominique Lelièvre
C’est dans son fief électoral, en Beauce, que Maxime Bernier a choisi de lancer la campagne nationale de son Parti populaire du Canada, qui aura bientôt un an d’existence.

Il n’a jamais fait allusion à la formation de Justin Trudeau en trente minutes de discours à Sainte-Marie.  

« Les gens comprennent que Justin Trudeau et Andrew Scheer, c’est du pareil au même, a plus tard expliqué le député de Beauce devant la presse. Je vais le répéter tout le long de la campagne électorale. C’est du pareil au même sur l’immigration, c’est du pareil au même sur les déficits, c’est du pareil au même sur les subventions aux entreprises. » 

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Changement 

Le fondateur du PPC s’est estimé toujours bien accueilli en sol beauceron malgré ses positions controversées sur la gestion de l’offre ou encore sur l’immigration, lui qui souhaite réduire de plus de la moitié le nombre de personnes qui entrent au pays chaque année. Mais il précise qu’il ne « tient rien pour acquis » en Beauce. 

Dans un centre communautaire qui a hébergé ce printemps de nombreux sinistrés des inondations de la rivière Chaudière, Maxime Bernier pouvait compter sur l’appui indéfectible d’environ 500 partisans.  

Photo Dominique Lelièvre

L’un d’eux, Marco Vachon, affirme qu’il va voter pour Maxime Bernier pour amener du « changement » à Ottawa. « Ça fait des années, et c’est toujours pareil, dit-il. À un moment, il y a un bout à tout », lance le résident de Tring-Jonction.   

« C’est quelqu’un qui est très près du peuple, vante-t-il. Des gens disent que [ce qu’il propose] est ridicule et que ça n’a pas de sens, mais moi, je suis entrepreneur et je trouve que ça a du sens », exprime-t-il en se disant favorable aux baisses de taxes et d’impôt et à la réduction des seuils d’immigration prônée par Bernier.  

« Entre un et 338 »  

Un État moins interventionniste, abolition de la loi sur le multiculturalisme, fin des subventions à la pièce aux entreprises, l’élu beauceron a réitéré de nombreuses autres promesses. Il se croit aussi capable d’équilibrer le budget fédéral en deux ans. 

À de nombreuses reprises, il a dénoncé le fait de ne pas avoir été admis jusqu’à présent au débat télévisé officiel des chefs. 

Quant à sa capacité à faire élire plusieurs députés le 21 octobre prochain, M. Bernier a répondu sur le ton de l’ironie, disant espérer faire entrer au pouvoir « entre un et 338 » candidats, soit le nombre de circonscriptions que compte le pays.