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Un ancien associé de Jeffrey Epstein débusquait de jeunes mannequins au Brésil

Un ancien associé de Jeffrey Epstein débusquait de jeunes mannequins au Brésil
Photo AFP

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Un ancien associé français de Jeffrey Epstein débusquait de jeunes mannequins au Brésil quelques mois avant l’arrestation du financier américain qui s’est suicidé en prison aux États-Unis après avoir été accusé de trafic de mineurs, selon le New York Post.

Jean Luc Brunel aurait passé plus d’un mois en Amérique du Sud à la recherche de perles rares comme Christy Turlington et Angie Everhardt, qu’il avait découvertes dans les années 1980.

Brunel s’est arrêté dans une vingtaine d’agences et a interviewé des centaines de filles, a affirmé un agent de mannequins brésilien au New York Post, samedi.

«Il a passé plus de deux heures avec nous, a dit ce propriétaire d’une agence. J’étais à cette rencontre avec ma femme et ma fille de sept ans. Je ne savais rien de ce dont il est soupçonné. J’ai du mal à croire tout cela», a-t-il affirmé.

Même s’il n’a pas été accusé de quoi que ce soit, Jean Luc Brunel a vu son nom être associé à Jeffrey Epstein dans des documents juridiques servant à poursuivre ce dernier. Le Français aurait fourni des filles à l’Américain avec qui il a déjà été partenaire d’affaires, selon Virginia Roberts Giuffre, une des principales accusatrices d’Epstein. Elle a aussi affirmé que Brunel, qui continue de travailler comme agent et recruteur de mannequins, l’aurait forcée à avoir une relation sexuelle dans une propriété appartenant à l’Américain.

Les autorités françaises ont affirmé vendredi qu’elles ont ouvert une enquête concernant l’homme de 72 ans.

«L’enquête portera sur de potentiels crimes commis contre des victimes françaises sur le territoire national et à l’étranger», a mentionné le procureur de Paris, Remy Heitz, cité par le Post.

Brunel s’était déjà dissocié d’Epstein. En 2015, il l’a même poursuivi en raison de la mauvaise publicité générée par d’autres allégations envers Epstein qui étaient «mauvaises pour les affaires».

Homme controversé

Issu d’une famille riche, Jean Luc Brunel s’est taillé une belle carrière dans le monde de la mode, mais il est aussi reconnu comme un coureur de jupons. Son surnom serait d’ailleurs «Jean Cul» dans les cercles de la mode française.

«Ce gars est toujours à la recherche de filles, a dit le photographe de mode Jarl Alexandre Alé de Basseville au Post. Mais il y a une fine ligne entre le mannequinat et la prostitution, et le problème pour des gars comme lui, c’est qu’ils pensent qu’ils possèdent les filles.»

Un autre ancien partenaire d’affaire de Brunel a confié au quotidien new-yorkais que le Français «aime la chair fraîche, c’est certain.»

Brunel n’a été aperçu qu’une fois en public, à Paris, depuis l’arrestation d’Epstein le 7 juillet dernier.