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Une défaite qui fait terriblement mal

L’Impact va devoir se battre jusqu’à la fin pour assurer sa place dans les séries éliminatoires

Au lendemain de la défaite à Toronto, les joueurs de l’Impact ont participé à un entraînement public, dimanche, où plusieurs partisans en ont profité pour obtenir des autographes.
Photo Agence QMI, Mario Beauregard Au lendemain de la défaite à Toronto, les joueurs de l’Impact ont participé à un entraînement public, dimanche, où plusieurs partisans en ont profité pour obtenir des autographes.

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TORONTO | L’Impact a donc perdu une autre avance pour perdre de précieux points, et cette fois-ci, c’était contre l’équipe qui suivait immédiatement derrière.

Ce revers de 2 à 1 subi contre le Toronto FC samedi soir au BMO Field fait mal puisque l’Impact menait 1 à 0 et avait une chance de mettre une bonne distance entre lui et son plus proche poursuivant au classement.

Au lieu de ça, il a accordé deux buts sans réplique pour glisser de la 7e à la 8e place au classement et pour sortir en dehors du portrait des séries éliminatoires.

On a beau dire que cinq des six derniers matchs de la saison seront disputés à la maison, l’Impact a joué un match de plus que Toronto et parmi les six matchs qui sont toujours au calendrier, il y en a des pas trop commodes comme les visites de D.C. United, des Red Bulls et d’Atlanta, en plus d’un déplacement chez le Galaxy de Los Angeles.

Électrochoc

On désirait donner un électrochoc à l’équipe en remerciant Rémi Garde en milieu de semaine, mais on se questionne encore sur le moment où la décision a été annoncée.

Garde a été démis de ses fonctions mercredi. C’est donc dire que son successeur, Wilmer Cabrera, n’a eu que deux séances d’entraînement pour préparer l’un des matchs les plus importants de la saison.

Le résultat a été que l’équipe a mis une bonne demi-heure à rentrer dans son match et a été passablement chanceuse de ne pas se creuser un trou bien profond pendant ces trente minutes.

Et finalement, on ne peut pas dire qu’on a tellement ressenti l’électrochoc. Cabrera a donné une séance de motivation aux journalistes après la rencontre en disant qu’il y avait beaucoup de positif à retenir de ce match, mais à ce stade-ci de la saison, ça prend plus que des éléments positifs, ça prend des points. Et ça, l’Impact n’en a amassé que 4 sur une possibilité de 27 à ses 9 derniers matchs. Il est difficile de faire les séries dans un tel contexte.

Qu’arrive-t-il ?

Sur le plan défensif, les choses n’ont pas toujours été simples, surtout que Bacary Sagna devait jouer hors position en défense centrale. On a frôlé la catastrophe quand Jukka Raitala a reçu un solide coup de crampon au mollet droit.

Le principal problème se trouve toutefois devant le but. Evan Bush n’est plus l’ombre de lui-même.

Dans les derniers matchs, il a accordé des buts faciles et fait des erreurs mentales qu’il ne faisait pas l’an passé.

Samedi, on peut lui imputer la responsabilité des deux buts de Toronto. Sur le premier, il décide de boxer un ballon qu’il contrôle mal et qu’il aurait peut-être été mieux de capter.

Sur le second but, il réagit mollement sur un tir en apparence inoffensif de Justin Morrow. Et c’était un autre but marqué dans les dix dernières minutes d’un match.

Le vétéran doit se ressaisir et rapidement, son équipe a besoin de lui.

Gros manque

Le poids des absences commence par ailleurs à peser sur l’effectif avec tous les joueurs blessés.

L’absence de Nacho Piatti fait mal en attaque, mais celle de Samuel Piette fait également mal sur le plan défensif.

Sans lui, l’axe est complètement désarticulé et se fait constamment dépecer par les attaquants adverses.

Le milieu défensif québécois est ce liant qui permet à la défense et à l’attaque de mieux se coordonner.

Pour l’Impact, jouer sans Piette c’est un peu comme essayer de faire une mayonnaise sans moutarde de Dijon, il n’y aura pas d’émulsion entre les jaunes d’œuf et l’huile.

Et c’est d’autant plus important que c’est très mince en défense centrale avec les blessures de Victor Cabrera et Rudy Camacho. Bacary Sagna fait du fort bon boulot, mais ce n’est tout de même pas sa position naturelle.