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Alouettes : réalité plutôt que fiction

Des joueurs des Argonauts de Toronto ont constaté que le receveur éloigné des Alouettes Shakeir Ryan n’était pas facile à freiner, hier.
Photo Agence QMI, John Morris Des joueurs des Argonauts de Toronto ont constaté que le receveur éloigné des Alouettes Shakeir Ryan n’était pas facile à freiner, hier.

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On ne peut plus jouer au jeu questionnaire : réalité ou fiction avec les Alouettes.

Certes, on ne veut pas sauter trop rapidement aux conclusions.

Mais, on ne peut nier que Vernon Adams fils et son groupe ne cessent d’étonner... et dans des circonstances pour le moins inquiétantes.

Normalement, quand tu accuses un retard de 16 à 0 à la marque, il faut du caractère pour surmonter un tel écart. Comme ça prend du caractère pour ne pas se laisser influencer par une décision ridicule des décideurs de la Ligue canadienne décrétant que les Alouettes avaient bousculé le quart des Argonauts de Toronto, annihilant du même coup une interception.

Il faut aussi du talent pour réaliser quelques jeux aussi spectaculaires que ceux qui ont permis aux Alouettes de prendre le contrôle du match en deuxième demie.

Jamais cette équipe n’a démontré le moindre relâchement. Elle a lutté jusqu’à la toute fin. Et peu s’en est fallu pour que la victoire lui glisse entre les mains.

Mais, coup de chance. Le receveur des Argonauts n’a pu saisir le ballon.

Faire fi de l’adversité

Il reste que les Alouettes sont impressionnants dans l’adversité, et Khari Jones a changé la personnalité de cette formation. Il a ramené la fierté au sein de l’organisation. Il a confié des mandats très précis à chacun des joueurs.

Et, il prêche par l’exemple en préparant un plan de match basé sur la détermination. Il ne craint pas de prendre des risques, mais il le fait à un moment approprié. Il a rapidement gagné la confiance des joueurs des Alouettes et, sur les lignes de côté, il y a longtemps qu’on avait vu un groupe aussi enthousiaste.

Une fiche de 5-4 à la mi – saison, une fiche qui pourrait se lire 6-3, n’eût été une autre décision de la Ligue canadienne de mettre fin à un match avec 3,34 minutes à faire au troisième quart. Les Alouettes tiraient de l’arrière 17 à 10 contre la Saskatchewan.

Mais quand on parle de caractère, ça veut dire de ne pas se laisser abattre par des événements qui ne tournent pas en sa faveur. C’est de revenir encore plus fort, c’est de former une équipe.

Les Alouettes n’ont pas disputé leur meilleur match, hier, contre une équipe de deuxième ordre.

Cependant, ils ont gagné.

Ils ont gagné parce qu’ils ont puisé dans leurs ressources pour modifier le scénario. Il y a longtemps qu’on avait vu une équipe de football aussi spectaculaire. Les Alouettes, petit à petit, sont en train de reprendre leur position dans l’organigramme des sports professionnels à Montréal.

Les Alouettes crient aux amateurs de football qui avaient délaissé le Stade McGill, coucou, c’est nous. On est de retour. À vous de voir...

Guérin : rajeunir...

Bill Guérin entend bien prendre tout son temps avant de s’attaquer aux effectifs du Wild du Minnesota. Il passera aux actes quand on lui fournira une évaluation complète de tous les joueurs de l’organisation. On peut comprendre Guérin de vouloir rajeunir l’organisation. Un journaliste assigné à la couverture du Wild soulignait l’autre jour que Guérin a pris sa retraite, il y a huit ans, et qu’il avait joué contre Ryan Suter, Zach Parise, Mikko Koivu qui sont toujours des joueurs importants du Wild. Humm...

De l’aide pour Kuznetsov ?

Evgeny Kuznetsov rencontrera le commissaire Gary Bettman avant le début du camp d’entrainement des Capitals de Washington. Il est clair que le grand patron de la Ligue nationale ne l’invite pas pour une visite de courtoisie aux bureaux de la ligue.

Il va lui dire ce qu’il a sur le cœur, et on peut être certain que le joueur de centre des Caps va se souvenir de son entretien avec Bettman. Cependant, il ne faut pas s’attendre à ce que Kuznetsov écope d’une suspension. Il sait très bien que l’Association des joueurs contesterait immédiatement.

Cependant, et Kuznetsov le fait présentement, il doit s’inscrire à un programme conçu pour les joueurs – ils sont de plus en plus nombreux – consommant de la cocaïne ou toute substance interdite. Contrairement à la Fédération internationale de hockey sur glace qui a inscrit dans ses règlements que la cocaïne est une drogue interdite, ce n’est pas le cas pour la Ligue nationale. C’est une drogue interdite oui, mais elle ne constitue pas une cause pouvant entrainer une suspension.

Bizarre tout de même.

Et dire qu’il y a plusieurs années, Ric Nattress avait été suspendu pour une demi-saison parce qu’il avait fumé quelques joints...

Le déclin d’Eagleson

Ross Conway était un brillant journaliste de la région de Boston.

Il a été en nomination pour le prix Pulitzer à la suite d’une série d’articles entrainant la chute d’Alan Eagleson, l’homme le plus influent du hockey au cours des années 70 et 80. Conway est décédé à l’âge de 70 ans.

Mais, son livre Game misconduct a levé le voile sur les activités de Eagleson qui était l’agent de Bobby Orr, il était en même temps le directeur exécutif de l’Association des joueurs, et aussi l’ami des propriétaires. Bobby Orr a été le premier à raconter comment il avait été floué par son agent.

Au milieu des années 70, Eagleson avait manigancé un scénario en promettant aux propriétaires des Blackhawks de Chicago que Orr jouerait pour eux.

Pendant ce temps, les Bruins étudiaient la possibilité d’offrir des actions de l’entreprise à leur joueur vedette, mais Orr, qui voulait demeurer à Boston, ne savait rien des arrangements pris par Eagleson avec les Blackhawks.

Depuis la publication de cette série d’articles et du livre, Eagleson a été chassé du Temple de la renommée, il a été dépouillé de tous les attributs...