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La gauche concrète

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Je connais beaucoup de gens qui se demandent quelle est la différence entre le Parti Québécois et Québec Solidaire. Si on est vraiment progressiste, ne devrait-on pas appuyer le parti qui s’assume le plus fermement comme tel ?

Si on veut avoir des résultats concrets, pas nécessairement. En témoigne la réaction des deux formations politiques devant les feux en Amazonie qui marquent la fin de cet été d’actualité.

Faire œuvre utile

Le PQ, par la voix de ses porte-parole en matière de Relations internationales, d’Environnement et de Forêt propose que le Québec offre son aide au Brésil, débordé par la situation. Avec la SOPFEU, nous disposons d’une forte expertise et d’une flotte qui peut être mise à contribution, via le bureau du Québec à Sao Paulo. Le gouvernement Legault a donné suite à cette idée, qui peut faire œuvre utile, et qui serait bonne pour notre réputation à l’étranger.

Qu’ont fait les co-porte-parole de Québec Solidaire de leur côté ? Ils invitent les gens à aller manifester pour le climat. Le 27 septembre.

Un mois, ça se compte en combien d’hectares brûlés en Amazonie ?

Logiciel intellectuel

Certes, contribuer à la mobilisation pour le climat est utile en soi. Un partisan de QS aurait raison de dire que les actions proposées par chacun des partis ne sont pas mutuellement exclusives et pourraient être appuyées conjointement.

Ça démontre quand même quelque chose de fondamental dans le logiciel intellectuel des deux formations politiques. À QS, issu d’une culture militante, on revendique et on sort dans la rue quand quelque chose nous déplaît. Au PQ, parti de gouvernement qui se voit à la tête d’un pays, on propose des actions concrètes qui font exister le Québec dans le monde.

Encore une fois, ce n’est pas mutuellement exclusif. Sauf que si QS arrive un jour au gouvernement, il ne pourra plus se contenter d’appeler les gens à manifester.