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Inquiétudes sur les dérivés du pot

La Santé publique s’inquiète notamment de l’arrivée des produits comestibles

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Les directeurs de santé publique du Québec demandent au gouvernement provincial de resserrer encore ses règles à l’approche de l’arrivée sur les tablettes des dérivés du cannabis, dont les produits comestibles, qui inquiètent les médecins.

Québec a déjà prévu interdire la vente de produits comestibles «attrayants pour les jeunes», comme les friandises ou les chocolats, mais les directeurs régionaux de santé publique craignent que les balises ne soient pas plus claires. Qu’en est-il des produits comme les croustilles et autres, ou des formes et couleurs des produits?

Éviter les flous

Dans un mémoire publié lundi, ils invitent donc le gouvernement à «interdire tous les produits dérivés du cannabis, à l’exception de ceux explicitement autorisés par le règlement» afin d’éviter les flous qui pourraient ouvrir certaines portes.

Les directeurs recommandent également l’interdiction des boissons sucrées contenant du cannabis.

Ottawa rendra légaux les dérivés du cannabis le 17 octobre prochain et leur arrivée est prévue sur les tablettes pour la mi-décembre. Québec s’est toutefois prévalu de son droit de les interdire, jugeant les mesures d’encadrement du fédéral insuffisantes.

Les six recommandations des directeurs régionaux de santé publique quant aux dérivés du cannabis

  • D’interdire tous les produits dérivés, à l’exception de ceux explicitement autorisés dans le règlement et de réviser la sélection selon l’évolution des tendances, des produits et des données pertinentes. 
  • D’identifier une instance relevant du ministère de la Santé et des Services sociaux dont le mandat serait de déterminer précisément les produits dérivés autorisés de vente au Québec. 
  • D’utiliser des critères précis pour identifier ce qui caractérise un produit comestible jugé potentiellement «attrayant pour les mineurs» et de les inscrire dans le règlement. 
  • D’interdire les boissons sucrées contenant du cannabis, plus susceptibles d’être attrayantes pour les jeunes. 
  • D’ajouter aux mises en garde une recommandation à l’effet de ne pas consommer de cannabis en même temps que l’alcool, ainsi que des ressources à contacter en cas d’intoxication. 
  • D’évaluer la compréhension des mises en garde auprès d’un échantillon représentatif de consommateurs, en ayant le souci de rejoindre ceux ayant un faible taux de littératie. 
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