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Les coups à la tête étudiés au football universitaire québécois

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En tout, 38 joueurs des Carabins de l’Université de Montréal, des Stingers de l’Université Concordia et de l’équipe de l’Université McGill participeront à un projet cette saison pour mesurer l’impact des coups à la tête au football.

Le projet de recherche, nommé «tête première», est mené par l’équipe de Louis De Beaumont, neuropsychologue, chercheur au centre de recherche du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal et professeur au département de chirurgie de l’Université de Montréal.

L’objectif est d’évaluer les capacités du cerveau à encaisser des coups à la tête pendant une saison complète de football universitaire.

«Les résultats de cette recherche ont un fort potentiel de retombées sociétales et une grande portée scientifique afin de réduire les risques pour la santé du cerveau des joueurs de football», a dit le chercheur dans un communiqué.

«Ces nouvelles connaissances pourraient nous amener à développer de nouveaux équipements sportifs mieux ajustés aux vulnérabilités du cerveau, a-t-il ajouté. Je tiens à remercier les joueurs et les équipes de football des trois universités pour leur implication et leur ouverture. Sans eux, le projet de recherche ne pourrait pas avoir lieu.»

Suivi important

Pour recenser les coups à la tête, les athlètes participants au projet porteront des capteurs télémétriques insérés dans leur casque pendant deux matchs de suite.

Chaque joueur se soumettra également à un total de sept examens d’imagerie médicale, avant, pendant et après la campagne.

Les chercheurs pourront ainsi étudier avec précision la possible association entre la somme des forces appliquées à la tête des joueurs et l’intégrité physiologique de leur cerveau.

Ce projet permettra également de documenter les changements sur le cerveau pendant une saison, en plus d’évaluer son rétablissement à l’extérieur de la saison régulière.