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3e lien : François Legault met de la pression sur Justin Trudeau

«Il faut être responsable», dit le premier ministre du Québec pour expliquer sa volte-face sur le péage

Periode des questions
Photo d'archives, Simon Clark

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François Legault met de la pression sur Justin Trudeau. Le premier ministre québécois s’attend à ce que le prochain gouvernement fédéral, peu importe sa couleur politique, sorte le chéquier pour aider à financer le troisième lien entre Québec et sa Rive-Sud.

« Vous avec entendu comme moi M. [Andrew] Scheer ouvrir la porte, parce que s’il était le prochain premier ministre du Canada, il aurait une ouverture à financer le troisième lien. Moi, je pense et j’ai confiance que peu importe qui va être élu le 21 octobre prochain, qu’il y aura une contribution du gouvernement fédéral pour cette infrastructure qui est importante pour les prochains 75 ans », a-t-il affirmé mercredi, au terme de la réunion hebdomadaire de son Conseil des ministres.

N’empêche, d’ici à ce que les coûts soient connus, la CAQ ne peut exclure totalement l’idée d’un péage à l’entrée du futur tunnel sous le fleuve. « Il faut être responsable », dit François Legault pour expliquer sa volte-face sur le péage. Son gouvernement avait toujours fermé la porte à ce scénario par le passé.

« Mon premier choix, c’est qu’il n’y en ait pas de péage, a-t-il renchéri. On est en train d’analyser combien ça va coûter, on est en train d’analyser si le gouvernement fédéral fera une contribution, donc c’est normal qu’on laisse les possibilités ouvertes. »

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« Engagement ferme »

À ceux qui voient ces tergiversations comme un signe que le projet de lien routier entre Québec et Lévis a du plomb dans l’aile, le premier ministre rétorque qu’il n’a pas l’intention de reculer. « C’est un engagement ferme qu’on a pris », renchérit-il.

Son ministre des Transports avait mis la table en début de semaine. En entrevue à QUB radio, François Bonnardel a pour la première fois évoqué l’idée de faire payer les utilisateurs du futur tunnel. Il a prévenu que les scénarios sur le montage financier du projet dépendent directement de la participation ou non du gouvernement fédéral.

Mercredi, le premier ministre n’a pas voulu apporter davantage de précisions sur les programmes de subvention fédéraux qui pourraient servir à aller chercher de l’argent à Ottawa pour la construction du troisième lien. « On est en train d’évaluer combien ça va coûter, après on va demander au gouvernement fédéral combien il nous donne sur ce montant-là et après on décidera comment il est financé », a soutenu François Legault.