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Des résultats rassurants sur l’arsenic dans l’air

Les citoyens de Montréal-Est ont été exposés pendant des années

CCR
Photo d’archives L’usine de transformation de cuivre CCR (au bas sur la photo), située sur l’avenue Durocher, à Montréal-Est, avait été pointée du doigt pour ses émanations trop élevées d’arsenic. 

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Le maire de Montréal-Est est satisfait par les résultats préliminaires des concentrations d’arsenic dans l’air depuis l’installation d’un dépoussiéreur à l’usine CCR en décembre.

«J’ai été rassuré par les résultats [préliminaires], qui sont probants, qui veulent atteindre l’objectif des normes», a indiqué au Journal le maire Robert Coutu, en marge d’une rencontre sur la qualité de l’air à Montréal-Est.

Notre Bureau d’enquête révélait en septembre dernier que des résidents de l’est de Montréal ont été exposés pendant au moins huit ans à des taux d’arsenic dans l’air beaucoup plus élevés que les normes du ministère de l’Environnement.

D’autres usines?

La source de contamination est l’immense usine de transformation de cuivre CCR, qui est située sur l’avenue Durocher, à Mont­réal-Est.

Le maire Coutu a cependant indiqué que l’usine CCR ne serait pas la seule à participer aux taux anormalement élevés d’arsenic dans l’air.

La situation devra être analysée plus en profondeur, soutient-il.

«Il n’y aurait pas juste une source dans l’est de Montréal, mais il pourrait y avoir plusieurs sources», a-t-il indiqué, en se fiant aux données préliminaires.

Par ailleurs, il juge que CCR agit désormais en «entreprise responsable», notamment depuis qu’elle a investi 18 millions $ pour l’installation d’un dépoussiéreur.

Pas avant 2020

Les citoyens de Montréal-Est devront attendre 2020 avant de savoir de manière officielle si les taux du contaminant potentiellement cancérigène ont diminué depuis l’installation du dépoussiéreur, un filtre qui bloque l’arsenic à la sortie de la cheminée.

«Les nouvelles stations d’échantillonnage ont été mises en fonction à la fin de 2018, et on veut avoir au moins une année complète pour avoir une moyenne à comparer aux normes annuelles», a expliqué David Kaiser, responsable médical à la Direction de la santé publique de Montréal.

Selon M. Kaiser, il serait prématuré de tirer des conclusions avec les données actuelles, notamment parce qu’il y a beaucoup de variabilité d’une semaine à l’autre.