/finance/business
Navigation

Le Devoir craint la concentration de la presse

Brian Myles
Photo d'archives, Chantal Poirier Brian Myles

Coup d'oeil sur cet article

Québecor étant toujours intéressée par la reprise des quotidiens de Groupe Capitales Médias, la direction du Devoir se dit préoccupée par la concentration de la presse, et suggère une « conversation nationale ».

Lors d’un échange avec la députée libérale Isabelle Melançon, le directeur du quotidien indépendant Le Devoir, Brian Myles, a dit partager « une préoccupation sur la concentration de la presse », dans un contexte où les six quotidiens de GCM pourraient être vendus en bloc.

« Ça fait longtemps qu'on n'en a pas parlé (de la concentration de la presse) au Québec », en rappelant que cet enjeu n’a pas été débattu depuis 11 ans.

« Alors, on est dû pour une conversation nationale. Quand ? Ce sera à vous de le voir », a dit M. Myles aux députés, en signalant que le gouvernement du Québec doit s’en préoccuper, et non pas seulement Ottawa.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Des maires réticents

Au nom de la diversité, les maires de Saguenay, Sherbrooke, Granby et Trois-Rivières, qui assistaient aux travaux de la commission, mercredi, se sont aussi montrés réticents à ce que Québecor puisse acquérir les quotidiens régionaux qui se retrouvent dans leurs régions respectives.

Ça, ou rien du tout, dit PKP

Questionné à ce sujet par les journalistes, « c’est peut-être mieux d’avoir une concentration de la presse que pas de presse du tout », a répliqué le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau.

« Si ça continue de cette façon-là, il va bien falloir quelqu’un qui fasse les chèques, les payes des journalistes puis de l’ensemble des effectifs et des salariés », a ajouté M. Péladeau, en faisant référence aux journaux de Groupe Capitales Médias.