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La fin de l’entente entre Hydro et la Israel Electric Corporation applaudie

Le pacte entre les deux sociétés d’État a soulevé la colère des pro-palestiniens

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Des militants pro-palestiniens crient victoire après le non-renouvellement d’une entente confidentielle de collaboration entre Hydro-Québec (HQ) et la Israel Electric Corporation (IEC).

Comme le rapportait Le Journal au début du mois, l’entente en matière de cybersécurité ratifiée il y a deux ans entre la société d’État québécoise et son vis-à-vis israélien a pris fin en mai et n’a pas été reconduite.

Les détails de l’entente étaient toutefois demeurés secrets. Après maints efforts par l’entremise de la Loi d’accès à l’information, l’avocat John Philpot a enfin réussi à mettre la main sur le document.

« L’entente de communication (ratissait) très large, notamment les technologies opérationnelles et les technologies de l’information et des communications », a dit Me Philpot, en conférence de presse, accompagné de la Coalition BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions à l’endroit d’Israël) et de PAJU (Palestiniens et Juifs unis).

« Ce qui est inacceptable, c’est qu’Hydro donne des informations pour aider cet État voyou. C’est inacceptable. »

Me Philpot est d’avis qu’Hydro n’aurait jamais dû signer d’entente avec l’IEC, qui fournit Israël et les territoires palestiniens en électricité. La société a notamment fait l’objet de condamnations internationales pour avoir coupé ou réduit l’accès à l’électricité en Cisjordanie et dans la bande de Gaza au cours des dernières années.

L’entente remonte à la visite en Israël, en mai 2017, du premier ministre Philippe Couillard et du président du conseil d’administration d’Hydro-Québec d’alors, Michael Penner.

« On essaie de trouver une façon d’éviter que ce soit majeur. Les attaques cyber, elles s’en viennent. Ce n’est pas une question [de savoir] si elles s’en viennent, c’est juste quand », avait alors expliqué M. Penner. Il a démissionné à peine un mois après l’élection de François Legault.

Objectifs atteints

Si l’entente n’a pas été renouvelée en mai, c’est que les objectifs établis par celle-ci ont été atteints. Les deux parties n’ont donc pas cherché à la reconduire, a soutenu un porte-parole d’Hydro-Québec.

« C’était un partage de connaissances entre les deux compagnies au niveau de la cybersécurité », a expliqué Louis-Olivier Batty en entrevue.

HQ est en lien avec de nombreuses autres sociétés hydroélectriques, a-t-il fait valoir, et « différents organismes canadiens et américains en cybersécurité ».

« On a un devoir de protéger notre réseau et les données de nos clients et l’idée c’était d’échanger avec des personnes reconnues comme des experts », a-t-il soutenu.

Il a toutefois reconnu qu’Hydro-Québec n’a signé aucune autre entente de la sorte, avec des modalités précisées dans un contrat confidentiel.

 

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