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La Caisse pourrait laisser tomber la société JBS

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La Caisse de dépôt et placement du Québec n’exclut pas de retirer ses billes du géant agroalimentaire JBS, accusé de participer à la déforestation de l’Amazonie.

« Étant donné le contexte qui prévaut présentement dans cette région, une analyse est en cours afin de s’assurer que cette participation suit nos orientations en matière d’investissement responsable », a indiqué au Journal le porte-parole Yann Langlais Plante.

Au Brésil, JBS gruge la forêt amazonienne pour faire l’élevage de bovins afin de satisfaire l’appétit des Chinois, des Égyptiens et des Européens. Une situation dénoncée par l’organisme Amazon Watch, qui soutient que JBS est aussi mêlée aux pires histoires de corruption du pays.

11,4 Millions $

« La société a des antécédents notoires de corruption au Brésil, où ses employés, et en particulier son ex-PDG, Wesley Batista, et son ex-président, Joesley Batista, ont été liés à divers scandales de corruption », avancent les auteurs.

Or, même si la Caisse ne détenait que 2,8 millions d’actions de JBS, équivalant à 11,4 millions $, au 31 décembre, elle prend ses distances de la multinationale controversée.

« Il s’agit d’une très petite position qui représente 0,09 % de toute la société. Aucun gestionnaire chez nous n’a fait le choix de ce titre », a précisé M. Langlais Plante.