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Promesses électorales tenues... ou pas

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 Le Parti libéral du Canada a fait des centaines de promesses dans son ambitieux programme électoral de 2015. Voici quelques-uns de ses engagements les plus importants qui ont été rompus et accomplis au cours des quatre dernières années.  

 Brisées  

 Mettre en place la réforme du mode de scrutin  

 Les libéraux avaient promis de mettre fin au mode de scrutin majoritaire uninominal à un tour. Ils ont décidé d’abandonner cette promesse en 2017, estimant qu’il n’y avait pas assez de consensus autour d’un nouveau système électoral.    

 Éliminer graduellement les subventions aux énergies fossiles  

 Le Parti libéral s’était engagé en 2015 à éliminer de façon graduelle et à moyen terme les subventions aux combustibles fossiles. L’outil Polimètre Trudeau, qui mesure le degré de réalisation des 353 promesses du gouvernement, estime que cet engagement a été rompu, avec entre autres le rachat de l’oléoduc Trans Mountain pour 4,5 milliards de dollars.    

 Atteindre l’équilibre budgétaire en 2019  

 L’équipe de Justin Trudeau avait promis d’offrir «des déficits modestes» lors de ses trois premières années au pouvoir pour ensuite revenir à l’équilibre budgétaire en 2019. Les quatre budgets du mandat ont tous prévu, lors de leur publication, des déficits entre 19 G$ et 29 G$.    

  •  2019-2020 | 19,8 G$
  •  2018-2019 | 18,1 G$
  •  2017-2018 | 28,5 G$
  •  2016-2017 | 29,4 G$   
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 Réalisées   

 Légaliser le cannabis  

 Une des promesses phares des libéraux s’est réalisée le 17 octobre 2018. Les Canadiens peuvent maintenant consommer et se procurer légalement du pot. La vente et la distribution reviennent aux provinces et territoires. Au Québec, le gouvernement de François Legault souhaite notamment faire passer l’âge légal de la consommation de 18 à 21 ans.    

 Une enquête sur les femmes autochtones  

 Le gouvernement donne le coup d’envoi, en 2016, à une commission d’enquête sur les femmes autochtones disparues et assassinées. Un rapport final a été déposé en juin 2019, qualifiant cette situation de «génocide», ce qui a fait réagir la classe politique. Cette commission, critiquée pour sa gestion parfois difficile, est l’un des premiers pas importants réalisés par Justin Trudeau vers la réconciliation.    

 Former un cabinet paritaire  

 Dès le début de son mandat, Trudeau a nommé un Conseil des ministres composé autant de femmes que d’hommes. Il avait attiré l’œil des médias internationaux en répondant avec sa célèbre phrase «parce qu’on est en 2015», après avoir été interrogé sur son choix. Le premier ministre du Québec, François Legault, et la mairesse de Mont­réal, Valérie Plante, ont aussi formé un cabinet et un comité exécutif paritaires après leur élection.