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Des clefs pour se reconstruire

little boy during parents quarrel
Photo Adobe Stock

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Intervenante auprès de femmes victimes de violence conjugale et de leurs enfants dans une maison spécialisée de la région de Sherbrooke, Danielle Désormeaux propose une approche pour mettre un point final à cette situation et se reconstruire en faisant un retour vers soi.

Intervenante depuis 14 ans, elle voit les femmes arriver « en mille morceaux » dans les maisons d’hébergement. « Je les vois se poser des questions, essayer de s’en sortir. Il y en a pour qui ça fonctionne, d’autres moins. Je me questionnais, à savoir pourquoi certaines personnes arrivent à s’en sortir, tourner la page et passer à autre chose. Et pourquoi, comme on le voit tellement souvent, les femmes reviennent avec leur conjoint ou se retrouvent encore une fois dans une relation destructrice. »

À l’aide de questionnaires, d’exercices, elle a choisi de fournir des clefs pour retrouver son pouvoir personnel et se reconstruire dans son nouveau livre, Pour en finir avec la violence amoureuse.

<b><i>Pour en finir avec la violence amoureuse</i></b><br/>
Danielle Désormeaux<br/>
Québec Amérique<br/>
273 pages
Photo courtoisie, Éditions Québec Amérique
Pour en finir avec la violence amoureuse
Danielle Désormeaux
Québec Amérique
273 pages

Déséquilibre de pouvoir

Danielle Désormeaux souligne que n’importe qui peut devenir victime. « Quelqu’un de très équilibré peut devenir victime, parce que les gens qui deviennent agresseurs sont aussi souvent très manipulateurs et savent comment s’y prendre. Ils vont aller chercher la faille, le point sensible de la personne pour aller la contrôler. »

Elle note que plusieurs éléments provenant de l’éducation ou des croyances ont un impact, et qu’une relation destructrice peut survenir dans tous les milieux.

Passer à l’action

S’extraire d’une mauvaise relation, redévelopper l’estime de soi, la confiance en soi, l’affirmation de soi demande un long travail de reconstruction. « Une personne qui a des ressources personnelles, qui est bien entourée, va s’en sortir peut-être un peu plus facilement que quelqu’un qui n’a pas d’argent et qui est toujours mal prise. »

Retrouver son propre pouvoir, c’est possible. « Oui, on est alors victime, mais c’est pas vrai qu’on n’a plus de pouvoir. Il faut le retrouver. La clef, pour s’en sortir, c’est de passer à l’action. Il faut en parler à quelqu’un, aller trouver de l’aide, appeler la police.

Une fois que c’est enclenché, on peut être en sécurité et commencer à regarder ce qu’on a mis de côté, ce qu’on a sacrifié pour permettre cette relation. Comment se retrouver, nous... parce qu’on est à côté de nos souliers quand on vit dans une relation violente. »

Dans son livre, elle donne également des clefs pour reconnaître une relation saine.


♦ Danielle Désormeaux détient une maîtrise en art-thérapie. Elle travaille depuis plusieurs années comme intervenante auprès de femmes victimes de violence conjugale et de leurs enfants.

♦ SOS violence conjugale est un service d’écoute téléphonique, d’orientation et de référence disponible 24 heures par jour, 7 jours par semaine, au 1 800 363-9010.