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Une situation impossible pour Wilmer Cabrera

Impact de Montréal
Photo Journal de Montréal, Pierre-Paul Poulin Wilmer Cabrera a été parachuté à la barre d’une équipe en déroute.

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Arrivé à la barre de l’Impact depuis moins de deux semaines, Wilmer Cabrera présente une fiche d’une victoire et deux défaites.

On peut difficilement lui imputer la responsabilité des deux revers, pas plus que celle de la victoire.

Le pauvre diable est arrivé avec un seau d’eau à moitié vide dans un édifice en feu, qu’a-t-il pu faire pour transformer cette équipe en moins de deux semaines ?

La vérité, c’est qu’il se retrouve dans une situation pratiquement impossible.

Statut incertain

Il a été parachuté dans une équipe en pleine déroute, privée de son meilleur joueur, et en plein mode panique parce qu’elle ne sait plus comment gagner.

Qui plus est, en ne précisant pas son statut pour la saison prochaine, on le met dans une situation où il peut difficilement installer son autorité dans un vestiaire parcouru par le doute.

Imaginez Cabrera aller parler à un de ses joueurs pour lui dire qu’il n’est pas satisfait de certains aspects de son travail. Quelle sera la réaction du joueur ?

Va-t-il être réceptif ou va-t-il avoir l’instinct de se dire « mais pourquoi je l’écouterais, lui, il ne sera probablement même plus mon patron dans deux mois » ?

Ce ne sont pas des conditions de travail qui sont très saines.

Mauvais timing

Autre élément qui a contribué à placer Cabrera dans une situation impossible, le timing du congédiement de Rémi Garde.

En le foutant à la porte en milieu de semaine, on n’a donné que deux séances d’entraînement à Cabrera pour préparer l’équipe à un duel important contre le rival de toujours et surtout contre le rival direct au classement, le Toronto FC.

Car Cabrera a été nommé le mercredi 21 août et l’Impact jouait à Toronto trois jours plus tard.

Pis encore, cette décision précédait une semaine de trois matchs en huit jours. Et lors des semaines de trois matchs, l’équipe s’entraîne moins et met bien plus l’accent sur la récupération que sur le travail tactique.

Ainsi, Cabrera a dirigé ses trois premiers matchs à la barre de l’Impact sans réellement pouvoir installer ses principes de jeu.

Si la volonté était de donner un électrochoc à l’équipe, le timing de la décision a plutôt eu l’effet d’un court-circuit. La panique est bien mauvaise conseillère, on en a un autre bel exemple.