/sports/hockey
Navigation

«Je suis en cr...» - John Tortorella

«Je suis en cr...» - John Tortorella
PIERRE-PAUL POULIN/LE JOURNAL DE MONTRÉAL/AGENCE QMI

Coup d'oeil sur cet article

Reconnu pour ses nombreuses sautes d’humeur, l’entraîneur-chef des Blue Jackets de Columbus, John Tortorella, n’a guère changé durant l’été. Le départ de certains joueurs-clés semble avoir soulevé sa colère et il ne s’en cache pas, même s’il ne leur en tient pas rigueur.

Au cours de la saison morte, Matt Duchene, Artemi Panarin et Sergei Bobrovsky ont choisi respectivement les Predators de Nashville, les Rangers de New York et les Panthers de la Floride pour la suite de leur carrière. Leur décision a évidemment hypothéqué les chances des Jackets de retourner en séries éliminatoires l’an prochain, compliquant aussi la tâche de leur instructeur-chef.

«Je suis en cr..., oui. Je le suis pour mes joueurs, pour l’organisation et au nom de la ville, a-t-il admis dans une entrevue accordée au site The Athletic. J’ai un respect immense pour chacun d’entre eux. [...] Par contre, ne venez pas me parler de la foutue importance de gagner pour expliquer votre décision d’aller ailleurs. C’était directement dans votre face ici. Je vais le dire avec délicatesse, car je les aime tous. Nous avons eu des réunions et on a dû clarifier des faits à un certain moment d’une certaine façon.»

«Allons-y individuellement. "Dutchie" [Duchene] est un gars de hockey et j’ai apprécié le voir ici. Il a bien joué pour nous, mais il voulait partir. Panarin? Il a accompli tant de grandes choses. À 170 lb, il est l’un des joueurs les plus forts que j’ai dirigés. [...] Mais il est parti. Puis, "Bob" [Bobrovsky] est tout un gardien. Dans les trois dernières années, il s’est élevé petit à petit en séries et il s’est amélioré. [...] Je les respecte tous, mais je suis vraiment en beau fusil. Nous y étions, on avançait. Peut-être qu’ils n’aimaient pas jouer pour moi. C’est correct. Selon moi, vous jouez ultimement pour vos coéquipiers, pas pour l’entraîneur. C’est là que je voyais la camaraderie et l’arrogance. [...] Je leur souhaite le meilleur, mais je suis frustré, car je pense que nous avions de bonnes choses qui s’en venaient.»

Changer l’approche

Avec le départ de Panarin et de Duchene, Columbus devra travailler plus fort pour récolter des buts et Tortorella en est bien conscient. Les Pierre-Luc Dubois, Cam Atkinson et autres auront fort à faire pour combler ces pertes.

«Nous devrons modifier notre style de jeu et agir plus en tant qu’équipe. Nous sommes un groupe, mais nous aurons à nous concentrer davantage pour faire notre chemin et trouver des manières de marquer des buts, car on a perdu beaucoup de production offensive, a souligné l’instructeur. Nous misons également sur deux jeunes gardiens [Joonas Korpisalo et Elvis Merzlikins] que nous ne connaissons pas. Cependant, on a changé notre style un peu en séries et nos joueurs l’ont suivi. J’ai adoré comment ils ont cru en notre plan.»

Werenski : le dégoût

Dans un autre ordre d’idées, Tortorella a bien hâte de voir le cas du défenseur Zach Werenski réglé. Celui-ci demeure joueur autonome avec compensation et son pilote espère le voir sur la glace au début du camp présaison.

«Je ne suis pas impliqué dans tout ce qui touche les affaires du hockey. Voir un jeune homme comme lui rater une minute du camp, ça me dégoûte, a émis l’entraîneur par le biais de propos diffusés sur le site NHL.com. Quand on voit comment il, Werenski, a évolué depuis qu'il est ici, il a démontré tellement de détermination, tellement de confiance et d'attention aux détails dans son jeu défensif sans que ça n'influence son jeu offensif. Il a vraiment progressé en tant que joueur. Je ne voudrais pas qu'il prenne du retard. S’il est absent, je ne serai pas que déçu, je vais être dégoûté.»